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Actualités - Chronologie

Le Liban ivre de bonheur (photos)

La victoire des Verts de La Sagesse en finale de la Coupe d’Asie a donné le coup d’envoi de la plus grande fête populaire jamais «organisée» dans le pays. Le délire dans les tribunes de la salle rénovée de Ghazir n’a pas tardé à se transposer sur les routes du pays provoquant des embouteillages monstres mais qui avaient le mérite de se faire et de se défaire dans la bonne humeur. Les Libanais avaient assisté à la rencontre en petits groupes. Ceux qui n’avaient pas osé défier les affres de la circulation se sont rassemblés sur les balcons des immeubles par cette soirée plutôt chaude. Chaque point marqué par les Verts était relayé par des hurlements de joie qui se mêlaient dans la nuit dans une vague clameur. Plus téméraires, certains avaient assisté au duel dans les innombrables restaurants, cafés et pubs de la ville, tous équipés en écrans géants depuis que la glorieuse épopée des Verts a converti tout le monde au basket. À la fin du match, les cortèges d’automobilistes se sont spontanément constitués dans toutes les artères de la capitale et des grandes villes. Bientôt, l’autoroute reliant Jounieh à Beyrouth fut transformée en un parking longiligne et des milliers de voitures restaient immobilisées au milieu d’innombrables rondes de danse. Même les routes secondaires regorgeaient de véhicules drapés de vert, et les places des villages grouillaient de monde. À Zghorta, comme à Zahlé, à Jezzine comme à Bécharré, à Tripoli comme à Tyr, des dizaines de milliers de personnes envahirent les rues avec cette soudaine fierté retrouvée. Pendant ce temps, Achrafieh, désormais capitale asiatique du basket, flambait sous les feux d’artifice. La place Sassine, traditionnel point de convergence des fans, était verte de monde, et le Collège de La Sagesse voisin rassemblait des milliers de supporters dans ses vastes cours de récréation. Tout le monde attendait avec soif le bus des héros qui ralliait son fief à une vitesse de gastéropode. La progression du car était ralentie voire réduite à néant par les citoyens accourus à la rencontre des champions d’Asie et chacun à bord de cette papamobile se prenait un peu pour Jean-Paul II. La fête s’est prolongée jusqu’à l’aube dans un pays qui n’avait jamais vu pareil engouement pour un événement sportif.
La victoire des Verts de La Sagesse en finale de la Coupe d’Asie a donné le coup d’envoi de la plus grande fête populaire jamais «organisée» dans le pays. Le délire dans les tribunes de la salle rénovée de Ghazir n’a pas tardé à se transposer sur les routes du pays provoquant des embouteillages monstres mais qui avaient le mérite de se faire et de se défaire dans la bonne humeur. Les Libanais avaient assisté à la rencontre en petits groupes. Ceux qui n’avaient pas osé défier les affres de la circulation se sont rassemblés sur les balcons des immeubles par cette soirée plutôt chaude. Chaque point marqué par les Verts était relayé par des hurlements de joie qui se mêlaient dans la nuit dans une vague clameur. Plus téméraires, certains avaient assisté au duel dans les innombrables restaurants, cafés et...