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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Giro (11e étape) La fête de Marco Pantani (photo)

Marco Pantani, le héros de l’Italie, est arrivé chez lui, mardi, à Cesenatico, dans le peloton du Giro réglé au sprint par l’Italien Ivan Quaranta. La station balnéaire du plat rivage de l’Adriatique où habite – paradoxalement – le meilleur grimpeur actuel a fêté son champion. Cesenatico a habillé ses vitrines et ses balcons de rose, la couleur du Giro, a écrit le nom de Pantani sur toutes les routes empruntées par la course et a acclamé sa célébrité. «Je n’avais jamais rêvé d’arriver avec le Giro à Cesenatico», a reconnu Pantani qui n’avait pas couru dans sa ville depuis l’âge de 16 ans, à l’occasion d’une course régionale. Mais le Pirate est tant sollicité dans toute l’Italie depuis son doublé Giro-Tour de France de l’an dernier qu’il évolue en réalité devant son public tout au long du Tour d’Italie. Sur la ligne d’arrivée, située près de son ancien domicile de la via dei Mille – après le Tour 1998, il a fait construire une maison hors de la ville –, Pantani a assisté en tant que spectateur au sprint de Quaranta. Il est resté dans les premiers rangs du peloton jusqu’à l’entrée de l’interminable ligne droite finale, longue de plus de 2,5 kilomètres. En bonne place, tant pour se faire voir du public que pour éviter la chute sur le circuit final que les coureurs ont emprunté à trois reprises. Les sprinteurs se sont ensuite expliqués sur une large chaussée de huit mètres et l’affrontement, splendide, a consacré une nouvelle fois Ivan Quaranta aux dépens des plus rapides du peloton. Le jeune (24 ans) coureur de Mobilvetta, une équipe de deuxième division, a surpris son compatriote Mario Cipollini, pourtant emmené par ses coéquipiers dans des conditions favorables jusqu’aux 300 mètres. Quaranta a enlevé son deuxième succès depuis le départ après sa victoire dans la première étape en Sicile lorsqu’il s’était imposé dans un sprint en montée. À Cesenatico, dans une arrivée rectiligne et tout à fait plane, il a montré une autre facette de son talent, révélé par un titre de champion du monde juniors de vitesse en 1992, à Athènes, à l’époque où Florian Rousseau écumait la catégorie. L’accueil chaleureux de Cesenatico a vite fait oublier à Pantani le désagrément subi en cours d’étape. Toujours deuxième au classement, il a perdu quatre secondes par rapport à Laurent Jalabert qui a pris la deuxième place de l’Intergiro, un sprint intermédiaire à bonification. «Je suis plus détendu maintenant», a déclaré «Jaja» dont l’équipe ONCE (avec Polti et Riso Scotti) a subi, le matin, un contrôle sanguin sans conséquence de l’Union cycliste internationale. Car les contrôles continuent à faire parler en Italie où les spécialistes justifient à qui mieux mieux leurs positions. La dernière provenant du Pr Mauro Salizzoni, un hématologue de Turin, selon lequel les contrôles croisés sang-urine du Comité olympique italien (Coni) permettent de déceler l’Épo à coup sûr. Mercredi, douzième étape de 168 kilomètres entre Cesenatico et Sassuolo, sur un parcours de plaine. Déclarations Ivan Quaranta (Ita/Mobilvetta), 1er de l’étape : «Je me rapproche davantage de Blijlevens que de Cipollini comme sprinteur. Cipollini sprinte en allant de plus en plus vite. C’est pour cette raison que j’ai anticipé par rapport à lui. Je suis parti sur la droite de la route aux 250 mètres. J’ai vu qu’il tournait la tête vers la gauche et je l’ai surpris. Lorsqu’il est lancé, il n’est plus possible de le remonter. En disant cela, je ne le dévalorise pas, bien au contraire. Je me contenterais bien à la fin de ma carrière de la moitié de son palmarès. La prochaine étape doit aussi me convenir. Mais je ne sais pas si je continuerai ensuite. Ensuite, ce sera à Strazzer, l’autre sprinteur de l’équipe, de jouer». Laurent Jalabert (Fra/Once), 1er du classement général : «J’avais une bonne raison de disputer le sprint intermédiaire. Je croyais, à partir du graphique du livre de route, qu’il était jugé en montée. En réalité, c’était plat mais, comme j’étais parti, j’ai pris le risque. Avec quatre secondes, je suis plus détendu maintenant. Je ne pense pas au classement général final, je vis au jour le jour, je souhaite seulement conserver le maillot rose le plus longtemps possible. Normalement, je dois y parvenir jusqu’à la journée de repos vendredi. Ensuite, ce sera autre chose». Classements du Giro Voici le classement de la 11e étape du Tour cycliste d’Italie disputée mardi sur 122 km entre Sansepolcro et Cesenatico : 1. Ivan Quaranta (Ita) Mobilvetta 2 heures 53’41’’ 2.Mario Cipollini (Ita) Saeco 3.Jan Svorada (Tch) Lampre 4.Jeroen Blijlevens (P-B) TVM 5. Endrio Leoni (Ita) Liquigas 6. Matteo Tosatto (Ita) Ballan 7. Dario Pieri (Ita) Navigare 8. Massimo Strazzer (Ita) Mobilvetta 9. Luca Cei (Ita) Navigare 10. Marco Gili (Ita) Amica Chips tous même temps Classement général: 1. Laurent Jalabert (Fra) Once 46 heures 46’49’’ 2. Pantani à 4’’ 3. Dario Frigo (Ita) Saeco à 1’02’’ 4. Sergei Gontchar (Ukr) Vini Caldirola à 1’13’’ 5. Ivan Gotti (Ita) Polti à 1’17’’ 6. Daniel Clavero (Esp) Vitalicio Seguros à 1’22’’ 7. Oscar Camenzind (Sui) Lampre à 1’28’’ 8. Alex Zülle (Sui) Banesto à 2’08’’.
Marco Pantani, le héros de l’Italie, est arrivé chez lui, mardi, à Cesenatico, dans le peloton du Giro réglé au sprint par l’Italien Ivan Quaranta. La station balnéaire du plat rivage de l’Adriatique où habite – paradoxalement – le meilleur grimpeur actuel a fêté son champion. Cesenatico a habillé ses vitrines et ses balcons de rose, la couleur du Giro, a écrit le nom de Pantani sur toutes les routes empruntées par la course et a acclamé sa célébrité. «Je n’avais jamais rêvé d’arriver avec le Giro à Cesenatico», a reconnu Pantani qui n’avait pas couru dans sa ville depuis l’âge de 16 ans, à l’occasion d’une course régionale. Mais le Pirate est tant sollicité dans toute l’Italie depuis son doublé Giro-Tour de France de l’an dernier qu’il évolue en réalité devant son public tout au...