Etat palestinien Gore remet en cause la 18, l'OLP irritée
le 25 mai 1999 à 00h00
Les Palestiniens regrettaient hier le rejet par le vice-président américain Al Gore de la seule résolution des Nations unies qui soutient leur aspiration à un État indépendant. «M. Gore semble avoir entamé sa campagne électorale pour la présidence des États-Unis», a estimé le représentant de l’OLP à Washington, M. Hassan Abdel Rahman, dans une interview à la radio officielle Voix de la Palestine. «Il veut montrer aux responsables de la communauté juive américaine qu’il est proche de leurs vues», a ajouté M. Abdel Rahman. «La position de M. Gore est une nouveauté et j’espère qu’elle ne reflète pas le point de vue américain officiel», a-t-il dit. Dans un discours dimanche devant des dirigeants juifs américains, M. Gore a innové en affirmant que les États-Unis rejetaient la résolution 181 de l’Onu, datant de 1947, qui stipule la partition de la Palestine entre un État juif et un État arabe. M. Gore a affirmé que la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’Onu ne constituait pas une base pour un règlement pacifique définitif entre les Israéliens et les Palestiniens. Pour lui, un tel règlement doit être fondé sur les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu 242 (1967) et 338 (1973), qui stipulent l’évacuation des territoires occupés par Israël mais ne mentionnent aucunement un État palestinien. C’est la première fois que les États-Unis rejettent formellement le plan de partition de 1947, qui accordait à Israël un territoire plus petit qu’il n’a finalement eu après la guerre israélo-arabe de 1948. Le plan de 1947 prévoyait aussi que Jérusalem et sa région ne fassent partie ni de l’État juif, ni de l’État arabe, et soient administrés internationalement. Israël affirme que la résolution 181 est nulle et non avenue en raison de son rejet, à l’époque, par les Arabes, et de la guerre qui a suivi. Selon M. Abdel Rahman, les remarques de M. Gore «constituent une violation de la politique suivie par les États-Unis à l’Onu depuis un demi-siècle, et selon laquelle la résolution 181 fonde la légitimité de l’État d’Israël et d’un État palestinien». En 1947, les États-Unis avaient voté en faveur de la résolution 181, dont les Palestiniens veulent faire aujourd’hui une base des négociations à mener avec Israël sur un règlement de paix définitif.
Les Palestiniens regrettaient hier le rejet par le vice-président américain Al Gore de la seule résolution des Nations unies qui soutient leur aspiration à un État indépendant. «M. Gore semble avoir entamé sa campagne électorale pour la présidence des États-Unis», a estimé le représentant de l’OLP à Washington, M. Hassan Abdel Rahman, dans une interview à la radio officielle Voix de la Palestine. «Il veut montrer aux responsables de la communauté juive américaine qu’il est proche de leurs vues», a ajouté M. Abdel Rahman. «La position de M. Gore est une nouveauté et j’espère qu’elle ne reflète pas le point de vue américain officiel», a-t-il dit. Dans un discours dimanche devant des dirigeants juifs américains, M. Gore a innové en affirmant que les États-Unis rejetaient la résolution 181 de l’Onu,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.