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Actualités - Chronologie

Roland-Garros Des épouvantails nommés Kuerten et Williams

Le Brésilien Gustavo Kuerten et les sœurs américaines, Venus et Serena Wiliams, feront figure d’épouvantails sur la terre rouge de Roland-Garros, qui offrira, à partir de lundi, le meilleur du tennis mondial pour le deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison. Chez les hommes, l’éventail des vainqueurs potentiels est très large, d’autant que l’Américain Pete Sampras, pour qui l’épreuve parisienne reste la dernière frontière à conquérir, n’est plus, depuis quelques mois, le patron incontesté du circuit. Décevant à Dusseldorf (Allemagne), Sampras n’a pas hérité d’un parcours facile, avec le Suédois Thomas Enqvist et surtout Kuerten, dans son bas de tableau. Encore a-t-il été débarrassé du jeune Argentin Mariano Zabaleta, blessé à un genou, samedi. Doté d’un jeu complet, en particulier de fond de court, et souvent imprévisible, Kuerten présente la meilleure garantie pour doubler son succès de 1997. «Guga», qui vient de remporter les tournois de Monte-Carlo et Rome, pratique actuellement le meilleur tennis de sa carrière. Triomphante en 1998 avec trois représentants en demi-finales et surtout une finale Carlos Moya-Alex Corretja remportée par le premier, l’armada espagnole paraît cette année moins impressionnante. Mais elle aura, une fois de plus, l’avantage du nombre. À peine installé sur le trône mondial, le Russe Evgueni Kafelnikov, lauréat de l’édition 1996, n’a pas été favorisé par le tirage au sort, qui lui a réservé d’entrée l’Américain Michael Chang, certes sur le déclin, mais surtout, plus avant, le Chilien Marcelo Rios et Moya. Rios a d’ailleurs affiché sa forme en remportant, samedi, le tournoi de Sankt Polten (Pays-Bas), la finale ayant été écourtée par le forfait de Zabaleta, au milieu du set initial. Attaquant de fond de court, l’Australien Patrick Rafter, finaliste à Rome, ne cache pas non plus ses ambitions. L’ouragan Williams Plus que Sampras, Hingis a tout le temps, que lui autorise son jeune âge (18 ans), pour compléter sa panoplie de tournois du Grand Chelem, à laquelle manque seulement Paris. Mais la montée en puissance des sœurs Williams contrarie les desseins de la Suissesse. Programmé par le père, l’ouragan Venus et Serena Williams a introduit dans le circuit féminin un tennis d’une autre dimension. Venus, l’aînée surpuissante (19 ans dans 3 semaines), a ainsi gagné trois tournois en 1999, dont celui de Rome, dimanche dernier. La confiance, qui habite le clan Williams, n’a pourtant pas découragé l’Espagnole Arantxa Sanchez, tenante du titre. Blessée au poignet gauche, la triple championne de Roland-Garros a fait une approche discrète du tournoi parisien, un peu à la manière de l’an dernier. Dans ce contexte relevé, et sur sa terre, le tennis français confie ses espoirs à la jeune Amélie Mauresmo (19 ans), finaliste de l’Open d’Australie, et à Mary Pierce. Mary Pierce une fois de plus en pole position Supplantée dans le cœur du public français par Amélie Mauresmo, Mary Pierce (No 8), finaliste en 1994, aura une belle occasion de combler son déficit de popularité lors des Internationaux de France, au stade Roland-Garros. Sa position en haut de la deuxième moitié du tableau féminin lui permet d’espérer atteindre au moins les quarts de finale, si sa blessure à la cuisse la laisse tranquille. Avant de se heurter à l’Américaine Monica Seles (No 3), finaliste l’an dernier, à ce stade de la compétition, il lui faudra probablement écarter au deuxième tour l’Espagnole Conchita Martinez, qui n’est plus ce qu’elle était. Depuis le début de la saison, confirmant une fâcheuse tendance des Françaises à échouer au port, Pierce a perdu trois finales, dont les deux dernières, à Hambourg et à Rome, contre l’Américaine Venus Williams (No 5), qui sera l’une des grandes favorites. Quand bien même franchirait-elle l’obstacle Seles, la suite serait donc très aléatoire. Mauresmo, qui a perdu récemment à Berlin le classement qui lui aurait assuré le confort d’une tête de série, est beaucoup plus mal lotie. Même avec le soutien d’un public tout acquis à sa cause depuis sa finale australienne, il lui sera difficile de battre dès son deuxième match la Suissesse Martina Hingis (No 1), actuellement en grande forme. Si elle y parvient, l’attendront ensuite au coin du Bois de Boulogne et selon toute probabilité Venus Williams, puis sa sœur Serena (No 10) ou l’Espagnole Arantxa Sanchez (No 7), championne sortante. Trois joueuses qu’elle n’a jamais battues. C’est dire le coupe-gorge que constitue une moitié supérieure du tableau qui pourrait réserver bien des surprises. Outre l’animosité du public qu’elle rencontrera face à Mauresmo, Hingis y laissera une bonne partie de ses forces. D’autant que Serena Wiliams, qu’elle a corrigée 6-2, 6-2, en quarts de finale, à Rome, ne sera pas animée non plus des meilleures intentions à son égard, si Venus ne l’a pas déjà renvoyée à la maison. La Suissesse ne se trouve pas ainsi dans les meilleures conditions pour remporter le seul tournoi du Grand Chelem qui manque encore à son palmarès.
Le Brésilien Gustavo Kuerten et les sœurs américaines, Venus et Serena Wiliams, feront figure d’épouvantails sur la terre rouge de Roland-Garros, qui offrira, à partir de lundi, le meilleur du tennis mondial pour le deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison. Chez les hommes, l’éventail des vainqueurs potentiels est très large, d’autant que l’Américain Pete Sampras, pour qui l’épreuve parisienne reste la dernière frontière à conquérir, n’est plus, depuis quelques mois, le patron incontesté du circuit. Décevant à Dusseldorf (Allemagne), Sampras n’a pas hérité d’un parcours facile, avec le Suédois Thomas Enqvist et surtout Kuerten, dans son bas de tableau. Encore a-t-il été débarrassé du jeune Argentin Mariano Zabaleta, blessé à un genou, samedi. Doté d’un jeu complet, en particulier de fond...