Boutros Dib n’est plus. Sa lumière s’est éteinte à Paris. Peu de temps après qu’il eût publié chez Dar an-Nahar son testament de penseur «De l’Histoire, de la glose et de la culture». Boutros Dib, c’était l’humaniste dont rêvait Érasme, doublé du pédagogue que voulait Aristote. Un esprit universel, une représentation si brillante de notre humble pays qu’elle lui a valu de hautes missions diplomatiques, à l’Unesco, au Vatican puis à Paris. Sur plusieurs autres fronts, sa maîtrise, sa compétence dans d’innombrables matières se sont exercées. Mais il s’est surtout penché sur la jeunesse et des générations entières lui doivent d’avoir éclairé par son enseignement, tout de clarté, la route du savoir. Il est peu d’exemples dans le monde d’une érudition aussi éclectique et aussi encyclopédique. Le droit, l’histoire, la philosophie, la théologie, les sciences politiques, l’économie et jusqu’à la stratégie militaire, il a tout enseigné. Et à tous, de toutes les régions de la contrée, jusqu’à Banias en Syrie où il eut pour élève un certain Abdel-Halim Khaddam. Boutros Dib est né en 1922 dans une famille aisée, cultivée. Marié à Lily Charaoui, quatre enfants : Myriam, Maha, Youssef et Mona. Docteur d’État français dans des disciplines qu’il serait trop long d’énumérer. Professeur à l’Université Saint-Joseph, à l’Université libanaise et à l’Académie militaire. Doyen de la faculté de droit et des sciences économiques à l’UL. Délégué du Liban auprès de l’Unesco. Directeur général de la présidence de la République durant le mandat du président Sleiman Frangié. Ambassadeur auprès du Saint-Siège. Recteur de l’Université libanaise de 1977 à 1980. Enfin ambassadeur à Paris, titulaire d’innombrables distinctions honorifiques et de titres académiques des plus célèbres universités du monde. Fin poète et auteur d’une somme considérable d’ouvrages didactiques ou d’essais. Voici cet homme qui part. Avec la gratitude émue de milliers et de milliers d’entre nous. Et du pays.
Boutros Dib n’est plus. Sa lumière s’est éteinte à Paris. Peu de temps après qu’il eût publié chez Dar an-Nahar son testament de penseur «De l’Histoire, de la glose et de la culture». Boutros Dib, c’était l’humaniste dont rêvait Érasme, doublé du pédagogue que voulait Aristote. Un esprit universel, une représentation si brillante de notre humble pays qu’elle lui a valu de hautes missions diplomatiques, à l’Unesco, au Vatican puis à Paris. Sur plusieurs autres fronts, sa maîtrise, sa compétence dans d’innombrables matières se sont exercées. Mais il s’est surtout penché sur la jeunesse et des générations entières lui doivent d’avoir éclairé par son enseignement, tout de clarté, la route du savoir. Il est peu d’exemples dans le monde d’une érudition aussi éclectique et aussi...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.