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Actualités - Chronologie

Millénaire - L'an 2001, c'est quand Le champagne à la bonne heure

La question du moment le plus opportun pour fêter le commencement du troisième millénaire et du XXIe siècle devient un casse-tête chinois pour quiconque ne se laisse pas séduire par la rondeur du chiffre 2000. La logique veut que le siècle millénaire à venir débute en fait le 1er janvier 2001 (le premier siècle de notre ère n’ayant pas commencé par une «année zéro» mais par l’an un), mais d’autres paramètres viennent battre en brèche cette logique trop parfaite. À proprement parler, le 1er janvier 2001 zéro heure, explique l’astrophysicien Owen Gingerich, professeur à Harvard, ne peut pas prétendre au titre de starting block d’une nouvelle ère, pas plus que l’an 2001 dans son ensemble. Les données à partir desquelles a été établi notre calendrier occidental en octobre 1582 reposent sur des calculs contestés, effectués en l’an 531 par un moine appelé Dionysius Exiguus, plus connu dans les milieux scientifiques sous le nom de Denys le petit. Le calendrier julien instauré par Jules César (365 jours par an, plus un tous les quatre ans) se trouvant décalé par rapport au temps réel, le pape Grégoire XIII fit «supprimer» dix jours. Le lendemain du 4 octobre 1582 fut donc le 15 octobre 1582, ce qui donna le calendrier grégorien, que la Russie n’adopta qu’après sa Révolution d’Octobre, fêtée le 7 novembre. La lune s’en mêle Mais dans les calculs dionysiens, la première année commença au début de la première année calendaire du règne d’un nouvel empereur. Par conséquent, notre calendrier étant fondé sur la naissance de Jésus-Christ, qui était né le 25 décembre de l’an 1, le troisième millénaire devrait commencer le 25 décembre 2000... Cependant, poursuit Owen Gingerich, nous sommes certains que le Christ était né avant l’an 1 parce qu’il était de ce monde alors que le roi Hérode régnait en Judée, et que l’on sait que Hérode est mort avant l’an 1. Aussi le Christ a-t-il dû naître quelques années avant la date que la civilisation chrétienne a adoptée. On suppose qu’une erreur de comput de la naissance de Jésus par Denys le petit a conduit à fixer le début de notre ère quatre ou cinq ans après la date censée être la bonne. Puis voici que la lune s’en mêle. La lune qui, chaque année, s’éloigne à pas de loup de l’orbite terrestre et, en gagnant un peu de liberté, ralentit la course de la terre autour du soleil. L’année terrestre augmente ainsi d’une seconde par an. Aussi, même si l’on s’en tient à la date du 1er janvier 2000, ne sera-t-on pas sûr, astronomiquement parlant, de faire sauter le bouchon de champagne à la bonne seconde.
La question du moment le plus opportun pour fêter le commencement du troisième millénaire et du XXIe siècle devient un casse-tête chinois pour quiconque ne se laisse pas séduire par la rondeur du chiffre 2000. La logique veut que le siècle millénaire à venir débute en fait le 1er janvier 2001 (le premier siècle de notre ère n’ayant pas commencé par une «année zéro» mais par l’an un), mais d’autres paramètres viennent battre en brèche cette logique trop parfaite. À proprement parler, le 1er janvier 2001 zéro heure, explique l’astrophysicien Owen Gingerich, professeur à Harvard, ne peut pas prétendre au titre de starting block d’une nouvelle ère, pas plus que l’an 2001 dans son ensemble. Les données à partir desquelles a été établi notre calendrier occidental en octobre 1582 reposent sur des...