Cuba Castro prédit la victoire du communisme sur les cendres du néolibéralisme
le 25 janvier 1999 à 00h00
Le président cubain Fidel Castro a prophétisé à La Havane l’effondrement inexorable d’ici «seulement quelques décennies» du modèle néolibéral pour laisser la place à une globalisation «solidaire, socialiste, communiste». Le fracas de «crises profondes et catastrophiques» annoncera l’avènement de ce monde nouveau, a prédit le «lider maximo» qui clôturait une rencontre d’une semaine de plus d’un demi-millier d’économistes, de près d’une cinquantaine de pays et de toutes écoles sur le thème globalisation et développement. À la grande surprise de l’assistance qui s’attendait à l’un de ses discours improvisés de plusieurs heures, le chef de l’État cubain a limité son intervention à une quinzaine de minutes. Fidel Castro a été ainsi le seul orateur de la rencontre à avoir respecté scrupuleusement le temps de parole imparti par le président de séance pour la cinquantaine d’exposés qui ont jalonné les cinq jours de travaux. Vêtu de son légendaire treillis de combat vert olive, Fidel Castro a reconnu ne «presque rien savoir du tout» en économie. Mais, a-t-il assuré, nul n’est besoin d’être prophète ou devin pour prévoir la fin inéluctable de la globalisation : «Il suffit de savoir faire des additions, des soustractions, des multiplications et des divisions. Ce qu’apprennent les enfants à l’école primaire». «La nature, et avec elle l’espèce humaine», dispose de «très peu de temps» pour entreprendre ce changement, a-t-il dit en confiant la tâche de «semer, cultiver» ces idées aux économistes qui lui ont fait, debout, une ovation. Toutes les écoles de la pensée économique, du marxisme au néolibéralisme, étaient représentées à La Havane.
Le président cubain Fidel Castro a prophétisé à La Havane l’effondrement inexorable d’ici «seulement quelques décennies» du modèle néolibéral pour laisser la place à une globalisation «solidaire, socialiste, communiste». Le fracas de «crises profondes et catastrophiques» annoncera l’avènement de ce monde nouveau, a prédit le «lider maximo» qui clôturait une rencontre d’une semaine de plus d’un demi-millier d’économistes, de près d’une cinquantaine de pays et de toutes écoles sur le thème globalisation et développement. À la grande surprise de l’assistance qui s’attendait à l’un de ses discours improvisés de plusieurs heures, le chef de l’État cubain a limité son intervention à une quinzaine de minutes. Fidel Castro a été ainsi le seul orateur de la rencontre à avoir respecté...
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