Rechercher
Rechercher

Actualités - Discours

Une super-puissance à l'aube du 3e millénaire (photo)

Le président Bill Clinton a invité mardi l’Amérique à assumer pleinement ses responsabilités de super-puissance à l’aube d’un nouveau millénaire, dans son discours sur l’État de l’Union. Devant le Congrès américain, il en a profité pour renouveler les mises en garde américaines à l’Irak et au président yougoslave Slobodan Milosevic. «Aucune nation n’a jamais eu l’occasion et la responsabilité que nous avons de forger un monde plus pacifique, plus sûr et plus libre», a constaté le président. Les États-Unis, a-t-il promis, vont poursuivre leurs efforts pour amener la chute du président irakien Saddam Hussein. Le Congrès a décidé récemment de verser 97 millions de dollars à l’opposition irakienne, qui reste faible et divisée. M. Clinton a «demandé instamment» à Slobodan Milosevic de cesser sa «répression brutale» au Kosovo et d’accorder une large autonomie à cette province serbe peuplée en grande majorité d’Albanais. Mais il s’est abstenu de brandir explicitement la menace d’une opération militaire de l’Otan pour lui forcer la main. Ce catalogue sans surprise des défis posés à l’Amérique — du terrorisme international, incarné par le Séoudien Oussama ben Laden, à la prolifération nucléaire attisée par l’Inde, le Pakistan ou la Corée du Nord — a occupé un sixième environ du discours présidentiel. En quelques mots, Bill Clinton a mentionné la Russie, dont il souhaite réduire l’arsenal nucléaire, la Chine — «qu’il est important de ne pas isoler» — l’Afrique «où la démocratie et les réformes progressent», ou encore Cuba à qui il a souhaité de «connaître bientôt les bienfaits de la liberté». Il a été particulièrement applaudi, y compris dans les rangs des républicains qui instruisent son procès en destitution, quand il a rendu hommage aux 33 000 soldats de l’opération Renard du désert, en présence d’un pilote de bombardier B-1 qui a participé aux raids sur l’Irak, et quand il a confirmé sa volonté d’accroître le budget de la défense, en déclin depuis 1985. Il a aussi demandé au Congrès des fonds pour «protéger la sécurité d’Israël, stimuler l’économie palestinienne et soutenir nos amis en Jordanie», dans l’espoir de relancer l’application de l’accord israélo-palestinien de Wye Plantation. «Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser tomber» les partisans de la paix, a-t-il affirmé, déclenchant des applaudissements. L’accord est bloqué par le gouvernement de droite de Benjamin Netanyhau et devrait le rester jusqu’aux élections législatives anticipées en Israël prévues en mai. Soulignant l’importance des alliances pour «partager les fardeaux», M. Clinton a salué le «rôle essentiel» de l’Onu. Il a demandé à un Congrès réticent d’autoriser enfin le paiement des quelque 900 millions de dollars d’arriérés que les États-Unis, principal contributeur, doivent à l’organisation. Il a aussi réaffirmé l’engagement américain en Europe par le biais de l’Otan. Le prochain sommet de l’Otan en avril à Washington, a-t-il dit, devra non seulement entériner l’entrée dans l’alliance de la Pologne, la Hongrie et la République tchèque mais aussi «définir ses nouvelles missions». Les États-Unis proposent de donner à l’Otan de l’après Guerre froide un rôle accru dans la lutte contre la prolifération et dans la gestion des crises en Europe, par exemple dans les Balkans. Certains pays européens comme l’Allemagne et la France s’inquiètent cependant de cette volonté apparente de faire de l’Otan le gendarme du monde et répugnent à court-circuiter l’Onu.
Le président Bill Clinton a invité mardi l’Amérique à assumer pleinement ses responsabilités de super-puissance à l’aube d’un nouveau millénaire, dans son discours sur l’État de l’Union. Devant le Congrès américain, il en a profité pour renouveler les mises en garde américaines à l’Irak et au président yougoslave Slobodan Milosevic. «Aucune nation n’a jamais eu l’occasion et la responsabilité que nous avons de forger un monde plus pacifique, plus sûr et plus libre», a constaté le président. Les États-Unis, a-t-il promis, vont poursuivre leurs efforts pour amener la chute du président irakien Saddam Hussein. Le Congrès a décidé récemment de verser 97 millions de dollars à l’opposition irakienne, qui reste faible et divisée. M. Clinton a «demandé instamment» à Slobodan Milosevic de cesser...