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Actualités - Communiques Et Declarations

Wye Plantation - C'est toujours l'impasse Sharon exclut toute libération de Palestiniens

Le ministre israélien des Affaires étrangères Ariel Sharon a exclu vendredi à Paris la libération de prisonniers palestiniens pour relancer le processus de paix et affirmé que celui-ci ne devait pas être interrompu pendant la campagne électorale israélienne. «J’entends parler de temps en temps de prisonniers politiques. Lorsque nous parlons de prisonniers, nous parlons de meurtriers, qui ont tué des femmes, des enfants, des vieillards», a déclaré M. Sharon au cours d’une conférence de presse, sa dernière apparition officielle à l’issue d’une visite de trois jours à Paris. Les membres du Jihad islamique, du Hamas, et les «meurtriers avec du sang sur les mains», ne seront pas libérés, a-t-il ajouté. La libération de détenus palestiniens est souvent présentée comme un geste pouvant favoriser la reprise de l’application de l’accord de paix de Wye Plantation. M. Sharon a accusé les Palestiniens de ne pas respecter les engagements pris à Wye Plantation. «S’ils ne se conforment pas à l’accord (de Wye), nous n’appliquerons pas la prochaine phase», a-t-il indiqué, en réaffirmant que la mise en œuvre de ces accords de paix était indépendante du calendrier électoral israélien. «J’ai dit qu’il n’y avait aucune raison de stopper le processus de paix», a indiqué M. Sharon, interrogé sur les élections israéliennes anticipées dont le premier tour se tiendra le 17 mai. M. Sharon est également revenu sur le concept de «souveraineté limitée» qu’il souhaite voir octroyer à un État palestinien, si celui-ci venait à être créé, précisant que cela représenterait «plus que ce qu’ils ont aujourd’hui, mais moins qu’un État», a-t-il déclaré. M. Sharon a proposé, lors de sa visite à Paris, qu’un futur État palestinien ne soit pas autorisé à signer des accords internationaux, ni à conclure des alliances. La sécurité aux frontières d’un tel État serait assurée par Israël, qui aurait également le contrôle sur son espace aérien. Le nouvel État ne pourrait pas non plus prendre de décisions économiques pouvant avoir des conséquences pour Israël, selon ce concept exposé par M. Sharon. Toutes ces restrictions ont pour but de «limiter et diminuer le danger et la menace qu’une telle entité pourrait poser pour l’avenir d’Israël», a-t-il déclaré. Au cours de sa visite à Paris, M. Sharon a été reçu par son homologue Hubert Védrine, mais pas par le président français Jacques Chirac. Interrogé sur la réticence de certains dirigeants occidentaux à le rencontrer, M. Sharon, l’un des «faucons» de la droite israélienne, a répliqué qu’il n’avait l’intention de «payer» le droit d’être reçu en faisant des concessions politiques. «Je ne sacrifierais pas même le plus petit intérêt national pour une rencontre», a-t-il dit.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Ariel Sharon a exclu vendredi à Paris la libération de prisonniers palestiniens pour relancer le processus de paix et affirmé que celui-ci ne devait pas être interrompu pendant la campagne électorale israélienne. «J’entends parler de temps en temps de prisonniers politiques. Lorsque nous parlons de prisonniers, nous parlons de meurtriers, qui ont tué des femmes, des enfants, des vieillards», a déclaré M. Sharon au cours d’une conférence de presse, sa dernière apparition officielle à l’issue d’une visite de trois jours à Paris. Les membres du Jihad islamique, du Hamas, et les «meurtriers avec du sang sur les mains», ne seront pas libérés, a-t-il ajouté. La libération de détenus palestiniens est souvent présentée comme un geste pouvant favoriser la reprise de...