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Actualités - Opinion

Littérature Bonne critique pour Hoda Barakat (photo)

Dans le «Monde de livres», Raphaelle Rerolle commente le roman de Hoda Barakat “Ahl el-Hawa” traduit en français par François Zabbal (Actes sud, 118 p.) sous le titre Les illuminés. Voici quelques extraits: «La guerre qui bruit et gronde en sourdine, la guerre qui rend fou et lucide à la fois, cette guerre est l’aliment paradoxal dont se nourrissent les romans de Hoda Barakat. Mais le conflit dont parle cet écrivain né en 1952 n’est pas seulement celui qui a ravagé si longtemps le Liban, son pays d’origine. Établie à Paris depuis dix ans, cette chrétienne mariée à un musulman renvoie à un combat beaucoup plus large, insidieux et profond. Lorsqu’elle évoque les bombes et les mitrailleuses, l’exode et les coupures d’électricité, lorsqu’elle dit la peur et la nécessité de survivre, la romancière le fait en contrepoint de l’humaine déchirure qui oppose un être à lui-même et au reste du monde. Et c’est en descendant au plus intime de ces contradictions qu’elle écrit un roman étonnant, où la modernité surgit d’une langue sensuelle et forte, en dépit de quelques surcharges».
Dans le «Monde de livres», Raphaelle Rerolle commente le roman de Hoda Barakat “Ahl el-Hawa” traduit en français par François Zabbal (Actes sud, 118 p.) sous le titre Les illuminés. Voici quelques extraits: «La guerre qui bruit et gronde en sourdine, la guerre qui rend fou et lucide à la fois, cette guerre est l’aliment paradoxal dont se nourrissent les romans de Hoda Barakat. Mais le conflit dont parle cet écrivain né en 1952 n’est pas seulement celui qui a ravagé si longtemps le Liban, son pays d’origine. Établie à Paris depuis dix ans, cette chrétienne mariée à un musulman renvoie à un combat beaucoup plus large, insidieux et profond. Lorsqu’elle évoque les bombes et les mitrailleuses, l’exode et les coupures d’électricité, lorsqu’elle dit la peur et la nécessité de survivre, la romancière le...