Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Foulard islamique : l'élève turque se conformera aux lois

Le père d’une élève turque qui a créé des remous en France en voulant porter le foulard islamique dans son collège à Flers (ouest) a assuré que la famille se conformerait aux lois, dans un entretien publié mardi par le quotidien turc Hürriyet. «Nous nous conformerons aux lois. Nous sommes accusés d’intégrisme, nous n’avons fait subir aucune pression à notre fille (...) Nous voulons nous intégrer à la France, mais sans être assimilés», a indiqué Gursel Kervanci, père de Esmanur, 12 ans. Esmanur a pour sa part indiqué qu’elle portait le foulard de son propre gré, se déclarant «gênée» par l’interêt que son cas a suscité dans les médias. «Je me comporte comme j’en ai envie et j’écoute ma voix intérieure», a-t-elle précisé. Vendredi, la grande majorité des enseignants du collège Jean-Monnet à Flers (ouest) ont fait grève pour dénoncer le port du foulard qui contrevient, selon eux, aux principes de l’école publique et laïque française. Esmanur, qui vient d’être inscrite au collège, avait déjà essuyé un refus d’inscription en septembre dans deux autres collèges de la ville à la suite d’une première protestation des enseignants. Une circulaire du ministère français de l’Éducation nationale adoptée en 1994 interdit le port de signes ostentatoires à l’école. Depuis son entrée en vigueur, des dizaines de jeunes musulmanes ont été exclues de leurs établissements scolaires, mais plusieurs d’entre elles ont été réintégrées suite à des décisions judiciaires. Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, estime en effet que le port du foulard seul ne peut entraîner une exclusion : il a stipulé en 1996 que «les signes d’appartenance religieuse ne sont pas interdits à l’école».
Le père d’une élève turque qui a créé des remous en France en voulant porter le foulard islamique dans son collège à Flers (ouest) a assuré que la famille se conformerait aux lois, dans un entretien publié mardi par le quotidien turc Hürriyet. «Nous nous conformerons aux lois. Nous sommes accusés d’intégrisme, nous n’avons fait subir aucune pression à notre fille (...) Nous voulons nous intégrer à la France, mais sans être assimilés», a indiqué Gursel Kervanci, père de Esmanur, 12 ans. Esmanur a pour sa part indiqué qu’elle portait le foulard de son propre gré, se déclarant «gênée» par l’interêt que son cas a suscité dans les médias. «Je me comporte comme j’en ai envie et j’écoute ma voix intérieure», a-t-elle précisé. Vendredi, la grande majorité des enseignants du collège...