Bosnie Gagovic a été abattu par les forces spéciales françaises
le 12 janvier 1999 à 00h00
L’opération qui a abouti samedi près de Foca en Bosnie à la mort du criminel de guerre présumé Dragan Gagovic a été menée par les «forces spéciales» françaises, appuyées par d’autres soldats français de la Sfor, a-t-on appris de sources concordantes lundi à Paris. Les «forces spéciales» françaises en Bosnie dépendent de l’état-major de la Division multinationale sud-est (DMNSE), implanté près de l’aéroport de Mostar. La DMNSE, dite «Salamandre», articulée en trois brigades, sur l’axe Gorazde-Sarajevo-Mostar, regroupe près de 10 000 hommes de huit pays. Elle compte également des «forces spéciales» allemandes, portugaises et italiennes. Les soldats français de la Sfor, agissant sur renseignements et sur ordre de l’Otan, a-t-on indiqué de même source, tentaient d’interpeller Dragan Gagovic, 38 ans, accusé notamment de nombreux viols et inculpé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI) de La Haye. Nom de code : “Salamandre” Le criminel de guerre présumé conduisait un véhicule transportant cinq jeunes enfants qui dormaient allongés sur les banquettes et n’étaient pas visibles de l’extérieur. Dragan Gagovic a alors refusé de s’arrêter à un barrage près de Foca (sud-est de Sarajevo), dans la zone de responsabilité de la DMNSE, et les soldats français, vraisemblablement des troupes de marine (armée de terre), qui ignoraient la présence d’enfants dans la voiture, ont ouvert le feu sur le véhicule. Selon un porte-parole de la Sfor à Sarajevo, Dragan Gagovic a «défié» les soldats de force internationale, «mettant en danger la vie des soldats, la sienne et celle de ses passagers». Le médecin militaire qui se trouvait avec les soldats français a alors constaté le décès de Dragan Gagovic. Par chance, le médecin a pu constaté que les cinq enfants étaient indemnes. Une quarantaine de soldats des «forces spéciales» françaises – une équipe de commandement et sept équipes de recherche de cinq hommes chacune – sont déployés en permanence dans la zone de responsabilité de «Salamandre». Ils participent à des missions de renseignement en milieu urbain ou dans les montagnes au profit de l’état-major de la DMNSE. Chaque équipe adresse quotidiennement à l’état-major par transmissions numériques et codées, photos, chiffres et données diverses recueillis sur le terrain. Ces équipes participent également à des opérations psychologiques, sous la responsabilité de la Sfor.
L’opération qui a abouti samedi près de Foca en Bosnie à la mort du criminel de guerre présumé Dragan Gagovic a été menée par les «forces spéciales» françaises, appuyées par d’autres soldats français de la Sfor, a-t-on appris de sources concordantes lundi à Paris. Les «forces spéciales» françaises en Bosnie dépendent de l’état-major de la Division multinationale sud-est (DMNSE), implanté près de l’aéroport de Mostar. La DMNSE, dite «Salamandre», articulée en trois brigades, sur l’axe Gorazde-Sarajevo-Mostar, regroupe près de 10 000 hommes de huit pays. Elle compte également des «forces spéciales» allemandes, portugaises et italiennes. Les soldats français de la Sfor, agissant sur renseignements et sur ordre de l’Otan, a-t-on indiqué de même source, tentaient d’interpeller Dragan Gagovic,...
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