Le Premier ministre français Lionel Jospin a concédé dimanche à Ilsenburg (ex-RDA) qu’il aurait préféré voir le Serbe de Bosnie tué par des soldats français être jugé, mais qu’il ne pouvait pas y avoir «d’impunité pour des criminels de ce type». Dragan Gagovic, inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI), a été abattu par des éléments français de la Force de l’Otan en Bosnie (Sfor) qui tentaient de l’intercepter à un barrage routier. «Nous aurions préféré pouvoir le conduire au TPI», a déclaré M. Jospin en marge d’une rencontre privée avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder. «Quelles que soient les circonstances, il est clair qu’il ne peut pas y avoir d’impunité pour des criminels de ce type même si nous préférons qu’il y ait la justice et des procès», a ajouté le Premier ministre. «Nos soldats se sont trouvés face à un individu qui n’a pas voulu obtempérer, qui a menacé la vie de certains. Il s’en est suivi des tirs qui ont abouti à sa mort», a-t-il expliqué. «Nous souhaitons répondre aux demandes du TPI et donc arrêter des criminels de guerre. Nous le ferons encore dans l’avenir», a poursuivi M. Jospin. Dragan Gagovic était mis en accusation par le TPI «pour avoir arrêté et emprisonné de nombreuses victimes civiles, en particulier des femmes bosno-musulmanes, en leur faisant subir des violences d’une extrême gravité», a rappelé le ministère français de la Défense.
Le Premier ministre français Lionel Jospin a concédé dimanche à Ilsenburg (ex-RDA) qu’il aurait préféré voir le Serbe de Bosnie tué par des soldats français être jugé, mais qu’il ne pouvait pas y avoir «d’impunité pour des criminels de ce type». Dragan Gagovic, inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI), a été abattu par des éléments français de la Force de l’Otan en Bosnie (Sfor) qui tentaient de l’intercepter à un barrage routier. «Nous aurions préféré pouvoir le conduire au TPI», a déclaré M. Jospin en marge d’une rencontre privée avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder. «Quelles que soient les circonstances, il est clair qu’il ne peut pas y avoir d’impunité pour des criminels de ce type même si nous préférons qu’il y ait la...
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