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Actualités - Chronologie

Société - Le taxi pour survivre à Saint-Pétersbourg Autostop payant

Sergueï a passé toute la nuit du Nouvel An au volant de sa voiture, comme d’habitude depuis cinq ans : il gagne sa vie en prenant en «autostop payant» les Pétersbourgeois pressés, les jours ordinaires comme les jours fériés. «Chez nous, en Russie, l’autostop traditionnel, celui où l’on vous conduit gratuitement, n’existe pas», explique Sergueï. «Si vous faites un signe de la main du trottoir, cela signifie aussi que vous êtes prêt à payer». Pour ce Pétersbourgeois comme pour beaucoup d’autres Russes, la voiture familiale utilisée comme taxi improvisé est devenue la seule source de revenus. Beaucoup de chauffeurs de sociétés ou de ministères arrondissent également leurs fins de mois de cette manière. «Après la crise financière, en août, je peux compter seulement sur moi-même et ma voiture», avoue Vladimir, un chômeur de 49 ans. En une nuit, le propriétaire d’une voiture peut gagner à Saint-Pétersbourg quelque 100-150 roubles (5-7 dollars environ), les tarifs de nuit étant plus élevés que le jour. Les conducteurs prennent des passagers au hasard le long de leur chemin habituel, mais aussi aux arrêts de bus ou devant les restaurants et les hôtels. Avant de partir, le passager et le conducteur se mettent d’accord sur le prix de la course, toujours inférieur aux tarifs des taxis professionnels. Anatoli, 32 ans, propriétaire d’une Ford Scorpio, fait le taxi pour payer ses pleins d’essence. Mais pour Alexeï Fiodorov, 50 ans, cette activité est devenue sa source principale de revenus : sa vieille Moskvitch nourrit toute la famille. À l’époque soviétique, cet artisan très qualifié n’avait pas de problèmes matériels. «Mon salaire était très élevé et ma femme ne travaillait pas, se rappelle-t-il. Aujourd’hui, l’atelier de forge ne marche plus, les maîtres- artisans sont au chômage». Mais faire le taxi n’est pas sans danger. Selon les données officielles, ce sont les chauffeurs de taxi qui sont les premières victimes des agressions nocturnes. Alexeï, qui a subi il y a un an une attaque à main armée, est devenu plus prudent. Selon lui, «chaque chauffeur a dans sa voiture quelque chose pour se défendre, un pistolet ou une matraque».
Sergueï a passé toute la nuit du Nouvel An au volant de sa voiture, comme d’habitude depuis cinq ans : il gagne sa vie en prenant en «autostop payant» les Pétersbourgeois pressés, les jours ordinaires comme les jours fériés. «Chez nous, en Russie, l’autostop traditionnel, celui où l’on vous conduit gratuitement, n’existe pas», explique Sergueï. «Si vous faites un signe de la main du trottoir, cela signifie aussi que vous êtes prêt à payer». Pour ce Pétersbourgeois comme pour beaucoup d’autres Russes, la voiture familiale utilisée comme taxi improvisé est devenue la seule source de revenus. Beaucoup de chauffeurs de sociétés ou de ministères arrondissent également leurs fins de mois de cette manière. «Après la crise financière, en août, je peux compter seulement sur moi-même et ma voiture», avoue...