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Actualités - Chronologie

Grèce Une sanglante Vendetta crétoise fait un sixième mort à Athènes

Une sanglante vendetta crétoise inaugurée il y a près de cinq ans vient de faire sa sixième victime avec l’assassinat d’un nouveau membre d’une des trois familles impliquées, a indiqué samedi une source policière. Lui-même recherché pour meurtre depuis novembre 1994, Yannis Mouzourakis, 31 ans, a été abattu vendredi soir dans une banlieue d’Athènes par deux hommes qui ont pris la fuite. La rafale de Kalachnikov l’a fauché alors qu’il dégainait un Magnum 357. La police impute cet assassinat à la vendetta enclenchée en mai 94, à l’origine pour des conflits fonciers, entre les familles Mouzourakis, Dikonomakis et Selianakis, originaires d’un village proche de la Canée, au nord-ouest de la Crète. Le cycle du sang avait été ouvert avec le viol et l’assassinat sauvage de la mère de Yannis Mouzourakis par Michalis Dikonomakis et un complice, actuellement les seuls acteurs de la vendetta à purger une peine de prison. Quatre mois plus tard, le fils aîné des Mouzourakis tombait sous les balles de Vassilis Selinakos, un proche des Dikonomakis. Arrêté et condamné à perpétuité, ce dernier s’est évadé de prison. La famille Mouzourakis passait alors à la contre-offensive: le père Dikonomakis était tué en novembre 94, un fils Selinakis en septembre 95. Seuls les aïeux de ces familles continuent de vivre en Crète, les plus jeunes ayant fui l’île ou le pays. Toujours couverte par la loi du silence, la vendetta reste une coutume tenace en Crète, où la plupart des habitants possèdent des armes, sur fond de complaisance des autorités.
Une sanglante vendetta crétoise inaugurée il y a près de cinq ans vient de faire sa sixième victime avec l’assassinat d’un nouveau membre d’une des trois familles impliquées, a indiqué samedi une source policière. Lui-même recherché pour meurtre depuis novembre 1994, Yannis Mouzourakis, 31 ans, a été abattu vendredi soir dans une banlieue d’Athènes par deux hommes qui ont pris la fuite. La rafale de Kalachnikov l’a fauché alors qu’il dégainait un Magnum 357. La police impute cet assassinat à la vendetta enclenchée en mai 94, à l’origine pour des conflits fonciers, entre les familles Mouzourakis, Dikonomakis et Selianakis, originaires d’un village proche de la Canée, au nord-ouest de la Crète. Le cycle du sang avait été ouvert avec le viol et l’assassinat sauvage de la mère de Yannis Mouzourakis...