Pendant longtemps, les Britanniques étaient les grands maîtres de l’habillement masculin. Le chic anglais était un état de grâce que s’offraient quelques «Happy few» qui pouvaient se permettre le luxe des goûts semblables. Les Italiens, puis les Espagnols n’ont pas tardé à se mettre, eux aussi, au diaposon d’une production qui drainait dans leurs salons internationaux une belle clientèle étrangère. Les Français, depuis une vingtaine d’années, ont développé une industrie qui allie les atouts de tous les autres. La haute couture, de son côté, a réalisé le grand intérêt de ce secteur et se mit à auréoler ce créneau de créations dignes de sa réputation. Actuellement, il représente un important facteur dans l’économie du pays. Ses dernières années, de jeunes créateurs percent leur chemin vers une reconnaissance internationale. Christophe Lemaire en fait partie. À trente-deux ans, après avoir fait ses premières armes chez Mugler, puis chez Christian Lacroix, le voilà, depuis quatre saisons déjà, présentant ses propres collections masculines. Ses vêtements s’inspirent des tendances des années 60: pantalons serrés droits, des blousons courts, dont il exalte la coupe et la décontraction. «Je déteste la rigidité, explique-t-il, et les années 60 ont su bien la combattre. J’en prends donc exemple». Pour ses T-shirts, il s’inspire de l’Asie. Ils sont ornés de calligraphies ou d’idéogrammes. À retenir, ses imperméables en jean laqué ayant l’apparence d’une moleskine. Christophe Lemaire a déjà 108 points de vente au Japon, deux à Londres, un à Hong Kong... La relève, on le constate, est assurée, car d’autres jeunes stylistes s’attellent à la création masculine en s’adressant, comme le fait Christophe Lemaire, à la tranche d’âge «jeunes», de plus en plus attirés par le vêtement beau, pratique et décontracté. C’est là, en fait, un volet de la mode particulièrement prometteur, qui prend de l’ampleur à vue d’œil...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pendant longtemps, les Britanniques étaient les grands maîtres de l’habillement masculin. Le chic anglais était un état de grâce que s’offraient quelques «Happy few» qui pouvaient se permettre le luxe des goûts semblables. Les Italiens, puis les Espagnols n’ont pas tardé à se mettre, eux aussi, au diaposon d’une production qui drainait dans leurs salons internationaux une belle clientèle étrangère. Les Français, depuis une vingtaine d’années, ont développé une industrie qui allie les atouts de tous les autres. La haute couture, de son côté, a réalisé le grand intérêt de ce secteur et se mit à auréoler ce créneau de créations dignes de sa réputation. Actuellement, il représente un important facteur dans l’économie du pays. Ses dernières années, de jeunes créateurs percent leur chemin vers une...