Dans le cadre de l’exposition «Liban l’autre rive» qui se déroule à l’IMA jusqu’ au mois d’avril, janvier est consacré au théâtre avec la participation de quatre pièces qui seront présentées entre le 16 et le 31: «Juin et les mécréantes» ( 16 janvier) de Nadia Tuéni ; «Jounaynet Assanayeh» ( 23 janvier) de Roger Assaf ; «Zawarib» de Rafic Ali Ahmad et «Extension 19» de Rabih Mroué. Également au programme, un exercice d’atelier animé par Machhour Moustapha avec «Les noces de Cana». Roger Assaf signe la mise en scène de trois de ces spectacles. Impressions du metteur en scène : «Ce n’est pas la première fois que nous nous rendons à Paris pour la présentation de spectacles différents. Cependant, j’aurai préféré avoir la possibilité d’atteindre un public beaucoup plus important, dans la mesure où nous ne nous produisons qu’une seule fois pour chacun des spectacles. Cela ne correspond pas du tout à la dimension de notre travail habituel. C’est un peu gênant pour nous». Quant à ce qu’il pense de la sélection : «Quelques spectacles seulement , c’est quelque peu déséquilibré. Il aurait fallu que l’éventail soit plus représentatif. Je me retrouve dans trois titres dans cette sélection effectuée par le comité venu exprès de Paris pour cela. C’est là une coïncidence qui me gêne beaucoup. Nous souhaitons fortement de voir le programme prolongé et que d’autres soient représentés à Paris». Les riches textes de Nadia Tuéni, «Juin et les mécréantes», ont donc été mis en scène par Roger Assaf avec la participation de quatre actrices . C’était là une activité de la Fondation Nadia Tuéni. Ce spectacle a été présenté au Théâtre de Beyrouth en juin 86 . «Zawarib» est une cinglante satire signée Rafic Ali Ahmad , un incontournable du théâtre libanais qui a fait tandem avec Roger Assaf pour la mise en scène. Une pièce présentée au Centre culturel russe en mars 97. Enfin, le «jardin public de Sanayeh», ce lieu de rencontre de toujours qui, après la guerre, a symbolisé la paix retrouvée. Une œuvre, de Assaf lui-même, primée au festival de Carthage en novembre 97 et reprise au théâtre Monnot en février dernier. Rabih Mroué, pour sa part, a présenté «Extension 19» au festival d’Ayloul en 97 pour le reprendre au Théâtre de Beyrouth en février 98. Des personnages qui déposent une plainte dans un commissariat de Beyrouth et une caméra cachée qui filme la scène. Mroué s’affirme, de plus en plus, par son travail comme un des talents prometteurs de la jeune génération. D’autres spectacles sont prévus à l’IMA en mars avec deux monodrames, l’un de Michel Jabre et l’autre de Zaki Mahfouz. Rappelons qu’il y a eu, dans le cadre du «Liban l’autre rive», des manifestations aussi diverses que le chant sacré, les compositions lyriques, un répertoire classique, de la musique instrumentale et traditionnelle, le style «Rahbani», du zajal (poésie improvisée), de la danse contemporaine et populaire…
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