Le leader séparatiste kurde Abdullah Öcalan a assuré qu’il travaillerait «pour la paix en 1999» et souhaitait que les Européens le soutiennent, dans un message pour le Nouvel An diffusé jeudi soir depuis Rome en direct sur la télévision kurde Med-Tv et reçu à Diyarbakir (sud-est). Mais il a souligné que «s’il n’y a pas de paix, nous nous préparons à une grande guerre d’un nouveau style avec de nouveaux moyens», contre le régime turc, ajoutant que «s’il n’y a pas de solution au problème (kurde en Turquie) l’Europe aura des problèmes». Vêtu d’une veste verte, d’une chemise bleue et d’une cravate jaune, rasé de près, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s’exprimait depuis la villa où il réside à Rome après son arrestation dans la capitale italienne le 12 novembre. «Le travail de paix que nous avons entamé depuis Rome continuera en 1999 et aura une fin, et j’espère que les Européens nous soutiendrons (...). Ce soutien doit être pratique, c’était mon but en venant à Rome», a déclaré le chef kurde. «La Turquie doit être forcée à faire la paix, sinon la guerre s’élargira et une vague d’immigration arrivera en Europe, encore plus que maintenant», a-t-il prédit. «Cet hiver, la Turquie lance beaucoup d’opérations contre nous, et ils pensent qu’ils vont en finir avec nous. Nous devons être prêts pour la paix et la guerre à la fois», a-t-il dit. «Nous lancerons des attaques diplomatiques en Europe en 1999», a-t-il ajouté. Il a conclu son message en s’adressant aux Kurdes: «Avec votre soutien, je continuerai à travailler jusqu’à la victoire». Le leader kurde n’a donné aucune précision sur son propre sort. L’Italie, qui refuse de l’extrader vers la Turquie où existe la peine de mort, tente actuellement de lui trouver un pays d’accueil. Le PKK mène depuis 1984 une rébellion armée contre le régime turc pour l’établissement d’un Kurdistan indépendant. Les violences liées à cette rébellion ont jusqu’ici fait quelque 30 000 morts. La présence d’Abdullah Öcalan à Rome est à l’origine d’une crise diplomatique entre la Turquie et l’Italie.
Le leader séparatiste kurde Abdullah Öcalan a assuré qu’il travaillerait «pour la paix en 1999» et souhaitait que les Européens le soutiennent, dans un message pour le Nouvel An diffusé jeudi soir depuis Rome en direct sur la télévision kurde Med-Tv et reçu à Diyarbakir (sud-est). Mais il a souligné que «s’il n’y a pas de paix, nous nous préparons à une grande guerre d’un nouveau style avec de nouveaux moyens», contre le régime turc, ajoutant que «s’il n’y a pas de solution au problème (kurde en Turquie) l’Europe aura des problèmes». Vêtu d’une veste verte, d’une chemise bleue et d’une cravate jaune, rasé de près, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s’exprimait depuis la villa où il réside à Rome après son arrestation dans la capitale italienne le 12 novembre. «Le...
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