Environ 35 000 chiens abandonnés errent dans la capitale bulgare Sofia, semant parfois la terreur, transmettant toutes sortes de maladies et devenant un véritable casse-tête pour la municipalité. Celle-ci a dû se résoudre à envisager des mesures drastiques et veut éliminer le problème d’ici deux à trois ans. Elle a créé une entreprise qui aura pour tâche d’attraper les chiens pour les castrer et les soigner, et elle a consacré 613 000 dollars pour la création d’asiles pour chiens errants. Elle a aussi pris contact avec des experts allemands chargés de former des Bulgares sur les techniques pour attraper les chiens sans les faire souffrir, selon l’adjoint au maire Boris Spirov. Ce projet, adopté par la mairie, a rencontré une résistance violente de la part des organisations de défense des animaux. Pourtant, une quarantaine d’habitants de Sofia en moyenne se font vacciner chaque jour contre la rage à la suite d’une morsure d’un chien errant, selon l’hôpital de la ville. Quatorze malades d’echinocoque, le ténia du chien, ont été détectés pendant les huit premiers mois de l’année, selon le centre épidémiologique de la capitale. Selon un sondage réalisé l’été dernier auprès des habitants de Sofia, 56 % d’entre eux trouvent «inacceptable» cette présence de chiens errants, et 70 % se plaignent de mal dormir à cause de leurs aboiements nocturnes. Ils sont autant à souhaiter l’euthanasie pour les animaux malades. Des «gangs» «J’ai peur de rentrer chez moi depuis que j’ai été attaquée devant l’entrée de l’immeuble que j’habite par un groupe de chiens dont l’un m’a mordu à la jambe», raconte Elena, une étudiante. Des cas bien plus graves ont été rapportés en province: un bébé en poussette a été mordu à la joue par un chien errant à Tchepelare (ouest). À Smolian (sud), une femme de 67 ans a été attaquée et mordue par une vingtaine de chiens. À Bourgas (est), un véritable «gang» de chiens a subitement traversé une rue, provoquant lundi un accident de voiture dans lequel un enfant a été grièvement blessé. Profitant du faible poids des organisations écologistes locales, les mairies de certaines villes de province ont entrepris des mesures radicales: à Gabrovo (centre) et à Plovdiv (sud), elles ont ordonnée que les chiens agressifs ou malades soient piqués. À Targovichté (nord-est), le propriétaire d’un chien ayant mordu un passant doit payer une amende de 300 dollars, somme très importante dans le pays. À Sofia, les organisations de défense des animaux ont rapporté récemment l’empoissonnement d’une vingtaine de chiens errants dans un quartier de l’ouest. Ce fléau des chiens errants est apparu après la chute du régime communiste en 1989 car, auparavant, ils étaient tout simplement tués et personne n’osait s’opposer à ces méthodes. En raison de la crise économique qui sévit depuis plusieurs années dans le pays, beaucoup de Bulgares sont devenus incapables de nourrir leurs chiens et les ont abandonnés, tandis que les autorités ont mis du temps à réagir.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Environ 35 000 chiens abandonnés errent dans la capitale bulgare Sofia, semant parfois la terreur, transmettant toutes sortes de maladies et devenant un véritable casse-tête pour la municipalité. Celle-ci a dû se résoudre à envisager des mesures drastiques et veut éliminer le problème d’ici deux à trois ans. Elle a créé une entreprise qui aura pour tâche d’attraper les chiens pour les castrer et les soigner, et elle a consacré 613 000 dollars pour la création d’asiles pour chiens errants. Elle a aussi pris contact avec des experts allemands chargés de former des Bulgares sur les techniques pour attraper les chiens sans les faire souffrir, selon l’adjoint au maire Boris Spirov. Ce projet, adopté par la mairie, a rencontré une résistance violente de la part des organisations de défense des animaux. Pourtant, une...