Les recherches se poursuivent pour retrouver les restes de Michel Seurat
le 27 juillet 1998 à 00h00
Les travaux d’excavation à la recherche des restes de l’otage français Michel Seurat, mort au Liban en 1986, se poursuivaient hier pour le sixième jour consécutif. Les recherches, entamées mardi, ont lieu dans un terrain vague jouxtant une pinède, surnommée «Horj al-qatil» sur la route menant à l’aéroport de Beyrouth. Plusieurs personnes pourraient avoir été inhumées dans ce terrain, situé à proximité du camp de Chatila, où, après les massacres menés lors de l’invasion israélienne de 1982, des conflits sanglants ont opposé durant trois ans (1985-1988) les combattants palestiniens aux miliciens d’Amal. La dépouille de Michel Seurat devrait toutefois pouvoir être rapidement identifiée, car, selon une source proche du dossier, l’historien et sociologue français a été inhumé dans un cercueil placé dans une boîte de fer. Les musulmans en revanche enterrent leurs morts dans un linceul, sans cercueil. Le périmètre des fouilles est strictement interdit par la police qui a barré tous les chemins d’accès au terrain. Selon le journal «al-Hayat», des ossements ont eté découverts samedi et un examen d’ADN devrait déterminer dans les 24 heures s’il s’agit du chercheur français. La police a cependant démenti toute découverte. En outre, les empreintes dentaires et d’ADN n’ont pas été réclamées aux autorités françaises. Samedi soir, la chaîne de télévision privée, la National Broadcasting Network (NBN), avait annoncé que les restes de Michel Seurat avaient été découverts et transférés à l’hôpital américain de Beyrouth (AUH). L’information a été officiellement démentie par le ministre de l’Information, M. Bassem el-Sabeh, et par les responsables des services de sécurité chargés de ce dossier. L’ambassadeur de France à Beyrouth a déclaré ne pas en avoir été informé et l’AUH a affirmé n’avoir rien reçu. Michel Seurat, qui travaillait au Liban, a été enlevé le 22 mai 1985, sur la route de l’aéroport. Le Jihad islamique, un groupe clandestin qui avait revendiqué son rapt, avait annoncé son décès le 10 mars 1986 en faisant parvenir à la presse trois photos le montrant «mort».
Les travaux d’excavation à la recherche des restes de l’otage français Michel Seurat, mort au Liban en 1986, se poursuivaient hier pour le sixième jour consécutif. Les recherches, entamées mardi, ont lieu dans un terrain vague jouxtant une pinède, surnommée «Horj al-qatil» sur la route menant à l’aéroport de Beyrouth. Plusieurs personnes pourraient avoir été inhumées dans ce terrain, situé à proximité du camp de Chatila, où, après les massacres menés lors de l’invasion israélienne de 1982, des conflits sanglants ont opposé durant trois ans (1985-1988) les combattants palestiniens aux miliciens d’Amal. La dépouille de Michel Seurat devrait toutefois pouvoir être rapidement identifiée, car, selon une source proche du dossier, l’historien et sociologue français a été inhumé dans un cercueil placé...
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