Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Revue hebdomadaire des marchés financiers Marché attentiste à Beyrouth

Sur le marché des changes de Beyrouth, l’atmosphère est restée plus ou moins dominée par la prudence qui entoure le projet de loi sur la nouvelle échelle des traitements du secteur public et des indemnités de retraite des fonctionnaires, dans la mesure que son approbation sans lui assurer les ressources nécessaires de financement pourrait compromettre l’objectif de réduction du déficit budgétaire tel qu’il a été fixé par le gouvernement. Les assurances données à ce sujet par le ministre d’Etat aux Finances ont toutefois soulagé certains opérateurs sans pour autant parvenir à faire débarrasser le marché de cette majeure préoccupation, en attendant de savoir l’issue de ce projet dont l’examen de l’essentiel des points litigieux qui l’entourent a été reporté à cette semaine. Mais il n’en demeure pas moins que la livre libanaise a continué de bénéficier de plusieurs atouts la privilégiant au dollar qui a subi la semaine dernière certaines pressions, incitant la Banque du Liban (B.D.L.) d’en acheter par moments quelques quantités au point inférieur d’intervention. Ce phénomène tient, selon les cambistes de la place, aux facteurs que nous avons déjà mentionnés auparavant, à savoir la réduction du déficit budgétaire au premier semestre à 35% contre 51,22% pour la période correspondante de 1997, la nouvelle augmentation de l’excédent de la balance libanaise des paiements de 79 millions de dollars le mois dernier après 183,2 millions en mai, le ralentissement du taux annualisé de l’inflation à 5% fin juin, l’augmentation des avoirs extérieurs de la B.D.L. à plus de 6,24 milliards de dollars à la mi-juillet. De plus, le niveau relativement élevé des taux d’intérêt libanais favorise toujours les transferts de fonds vers le Liban à des fins de placements en bons du Trésor. C’est pourquoi l’offre du dollar est resté relativement abondante en comparaison avec les besoins commerciaux de notre marché en cette devise, comme en témoigne la poursuite des banques de le négocier pratiquement au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L. et rarement en dehors de celle-ci. En effet, le «billet vert» est demeuré confiné dans les marges qui lui sont prescrites par la B.D.L. Celle-ci, en procédant à l’abaissement de son taux d’intervention à l’achat de 1509, à 1508,50 L.L., en un premier temps, puis de son taux «symbolique» à la vente de 1521 à 1520,50 L.L., en un deuxième temps, est parvenue à le faire clôturer vendredi dernier, au taux moyen indicatif de 1514,50 L.L. contre 1515,00 L.L. à la fin de la semaine se terminant au vendredi 17 juillet, soit en léger repli de 0,03% en moyenne, correspondant au taux d’appréciation de la livre libanaise pendant la même période. Mais compte toujours de la propension du marché à l’offre du dollar, les établissements de crédit ont continué de le négocier effectivement la semaine dernière non seulement au-dessous de ce taux indicatif mais au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L., soit entre 1508,25 et 1508,75 L.L. avec un point d’ancrage à 1508,50 L.L. contre 1508,75/1509,25 L.L. et avec un point d’ancrage à 1509 L.L. pendant la semaine qui l’avait précédée. Affaiblissement du yen et irrégularité du dollar A l’étranger, l’évolution des marchés des changes internationaux a été dominée, la semaine dernière, par les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspen, devant le Congrès, par la désignation d’un nouveau premier ministre au Japon en remplacement du chef du gouvernement démissionnaire, Ryutaro Hashimoto, et par les conjectures auxquelles a donné lieu l’abaissement de la première tranche des prêts consentis par le Fonds monétaire international (F.M.I.) à la Russie. Le dollar, principale monnaie de référence, a été tiré donc dans les deux sens face aux autres grandes devises, au gré de certains courants spéculatifs. D’un côté, les anticipations faisant état d’un prochain relèvement des taux d’intérêt américains, de la nomination de l’actuel ministre japonais des Affaires étrangères Keizo Obuchi au poste de premier ministre malgré qu’il ne bénéficiait pas de l’appui des milieux d’affaires et d’une aggravation de la crise financière russe ont agi à la hausse du «billet vert». Alors que d’un autre côté les perspectives d’un statu quo monétaire aux Etats-Unis et les espoirs liés à l’adoption par la Russie du plan anti-crise pour sortir l’économie du marasme qui la frappe sont venus finalement remettre en cause la hausse du dollar. Cela d’autant que plusieurs opérateurs faisaient montre d’un certain optimisme après la nomination d’Obuchi au poste de premier ministre, dans la mesure que l’austérité budgétaire n’était pas à son programme comme l’on craignait et que la politique de Hashimoto semblait définitivement oubliée par lui. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar, qui avait bénéficié des faveurs du marché pendant la première moitié de la semaine, n’a pas tardé à perdre de vitesse dès jeudi, passant outre la hausse de 5,6% des mises en chantier de logements aux Etats-Unis le mois dernier contre une baisse de 1% en mai et la diminution de 22.000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations-chômage pendant la deuxième semaine de juillet qui témoignaient d’une certaine surchauffe de l’économie. Il a dû, en effet, clôturé vendredi dernier, à New York, en comparaison avec la fin de la semaine se terminant au vendredi 17 juillet sur un ton irrégulier comme suit: — 1,6555 pour un sterling contre 1,6445 (- 0,66%). — 1,7790 D.M. contre 1,7810 (- 0,11%). — 5,9710 F.F. contre 5,9695 ( + 0,03% ). — 1,4970 F.S. contre 1,5025 (- 0,37%). — 1757 lires contre 1756 (+ 0,06%). — 141,45 yen contre 139,45 (+ 1,43% ). Baisse de l’or et hausse de l’argent Le marché de l’or, n’ayant pas trouvé l’habituel appui de la demande industrielle, a éprouvé le besoin de souffler la semaine dernière, sous la pression de quelques ventes bénéficiaires. C’est ainsi que la parité de l’once fin est tombée vendredi dernier, à New York, à 290,90 dollars contre 294,50 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 17 juillet, en baisse de 1,22% en moyenne. Au contraire, l’argent-métal a été fortement soutenu dès le début de la semaine dernière par des achats spéculatifs à la hausse en rapport avec les besoins croissants de l’industrie, le tirant rapidement vers le seuil psychologique des 6 dollars l’once avant de clôturer vendredi dernier, à New York, à 5,6850 dollars contre 5,3360 au vendredi 17 juillet, en nette hausse de 6,54% en moyenne.
Sur le marché des changes de Beyrouth, l’atmosphère est restée plus ou moins dominée par la prudence qui entoure le projet de loi sur la nouvelle échelle des traitements du secteur public et des indemnités de retraite des fonctionnaires, dans la mesure que son approbation sans lui assurer les ressources nécessaires de financement pourrait compromettre l’objectif de réduction du déficit budgétaire tel qu’il a été fixé par le gouvernement. Les assurances données à ce sujet par le ministre d’Etat aux Finances ont toutefois soulagé certains opérateurs sans pour autant parvenir à faire débarrasser le marché de cette majeure préoccupation, en attendant de savoir l’issue de ce projet dont l’examen de l’essentiel des points litigieux qui l’entourent a été reporté à cette semaine. Mais il n’en demeure...