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Actualités - Chronologie

Titanic au superlatif(photo)

Les superlatifs sont de mise pour «Titanic», devenu en moins d’un an l’un des tout premiers succès planétaires de l’industrie du cinéma, si l’on en juge par les hordes de spectateurs que ce film a drainées dans le monde et par l’énorme pactole financier qu’il a permis d’engranger. Le long métrage dont la production a coûté quelque 200 millions de dollars est, en effet, le seul jusqu’à présent à avoir largement dépassé la barre du milliard de dollars de recettes, des dizaines de millions de personnes s’étant pressées pour le voir et le revoir dans la cinquantaine de pays où il était projeté. Le film, réalisé par le Canadien James Cameron, donne cependant quelques signes d’essoufflement aux Etats-Unis, les recettes de week-end sont passées sous la barre des 20 millions de dollars pour la première fois depuis la sortie du film, le 19 décembre. Mais plus de 400 millions de dollars y ont au total été générés. Ailleurs dans le monde, «Titanic», malgré sa triomphale offensive, peine parfois à détrôner des productions locales récentes aux moyens en comparaison très modestes. Ainsi, au Royaume-Uni, où les spectateurs ont été très sensibles à l’histoire, le navire ayant été construit aux chantiers navals de Belfast et ayant appareillé de Southampton (sud de l’Angleterre), le film n’a pas battu le record pour le moment détenu par «The Full Monty», production à petit budget sur des chômeurs britanniques qui a fait exploser le box office en rapportant 47,8 millions de livres (78,9 millions de dollars). Si l’on fait le total Grande-Bretagne/République d’Irlande, les recettes de «Titanic» sont à l’heure actuelle de 60 millions de livres (88 millions de dollars), soit plus de 11 millions de billets d’entrée vendus depuis sa sortie, le 23 janvier. Les critiques britanniques sont dans l’ensemble trés laudatrices, même si certains journaux ont regretté des longueurs ou les mièvreries de la romance centrale. En revanche, les effets spéciaux ont emporté l’adhésion. Opportuniste, l’agence de voyages Wildwings (Bristol) propose aux amateurs fortunés de véritables plongées à bord de petits sous-marins triplaces pour observer l’épave du paquebot dès l’été 1998. Un Suisse sur six En France, depuis sa sortie le 7 janvier, «Titanic» a entraîné dans son sillage 16,5 millions de spectateurs et a dominé sans partage jusqu’à l’arrivée des «Visiteurs II: Les Couloirs du Temps», comédie avec laquelle il est au coude-à-coude. «Titanic» a néanmoins dépassé le champion des 25 dernières années, «Les Visiteurs 1». (13.664.100 d’entrées). De même, au Japon, le long métrage de James Cameron est en concurrence avec le film d’animation «Mononoke Hime» (Princesse Mononoke) de Hayao Miyazaki, qui avait battu l’année dernière tous les records dans l’archipel. Il y a eu 6 millions d’entrées pour «Titanic», deux fois moins que pour «Mononoke Hime» (chiffre d’octobre 1997). Phénomène comparable en Australie. Avec 40 millions de dollars australiens (27 millions de dollars américains), ses recettes sont inférieures à celles de «Crocodile Dundee», une production nationale. Tandis qu’en Pologne, il n’a pas réussi à dépasser la comédie locale «Kiler», distribuée depuis plusieurs mois. En Suisse, le film de James Cameron a attiré 1,25 million de spectateurs dans 86 salles, et a donc été vu à ce jour par près d’un Suisse sur six, un record. Mais les réactions dans les salles sont plus mitigées que dans les médias. Plusieurs millions d’autres Européens ont vu «Titanic», dont une dizaine de millions en Allemagne (il y est presque au niveau, en terme d’entrées, du «Roi lion»), et 8 millions en Italie. Fait notable, la vedette du long-métrage, Leonardo Di Caprio, est italienne. Avec plus d’un million de spectateurs, il a battu le record absolu d’entrées au Portugal. Plus de 3 millions d’Espagnols l’ont vu, tout comme deux millions de Belges, un million de Néerlandais, 900.000 Suédois, 500.000 Hongrois, etc. Le film a rapporté plus de 25,7 millions de dollars au Brésil et près de 4 millions en Afrique du sud. En revanche, les Kinois ont été privés de «Titanic», les derniers cinémas de la ville ayant «coulé»... lors des pillages à Kinshasa. (AFP)
Les superlatifs sont de mise pour «Titanic», devenu en moins d’un an l’un des tout premiers succès planétaires de l’industrie du cinéma, si l’on en juge par les hordes de spectateurs que ce film a drainées dans le monde et par l’énorme pactole financier qu’il a permis d’engranger. Le long métrage dont la production a coûté quelque 200 millions de dollars est, en effet, le seul jusqu’à présent à avoir largement dépassé la barre du milliard de dollars de recettes, des dizaines de millions de personnes s’étant pressées pour le voir et le revoir dans la cinquantaine de pays où il était projeté. Le film, réalisé par le Canadien James Cameron, donne cependant quelques signes d’essoufflement aux Etats-Unis, les recettes de week-end sont passées sous la barre des 20 millions de dollars pour la première...