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Actualités - Chronologie

Les coureurs de Festina entendus jeudi et vendredi à Lyon

Une trentaine de personnes, dont vingt coureurs de Festina et des responsables de l’encadrement, seront entendus jeudi et vendredi à Lyon sur l’affaire de dopage qui a valu à l’équipe cycliste son exclusion du Tour de France. Les neuf coureurs du Tour de France seront surtout entendus dans les locaux de l’Hôtel de police de Lyon sur commission rogatoire du juge d’instruction lillois Patrick Keil, dit-on de source proche de l’enquête. Après les aveux du masseur Willy Voet, puis du soigneur Eric Ryckaert et enfin du directeur sportif Bruno Roussel, tous trois mis en examen et placés en détention provisoire, la justice n’a pas l’intention de s’arrêter à «mi-course», ajoute-t-on. Les coureurs, qui seront a priori entendus comme témoins, sont à l’abri d’une mise en examen s’ils n’ont été que de simples consommateurs de produits dopants. Certains pourront être poursuivis, en revanche, s’il s’avère qu’ils ont joué un rôle actif dans la mise en place d’un réseau organisé. Cité par l’Agence télégraphique suisse (ATS), Marc Biver, manager des coureurs suisses de Festina, a déclaré avoir reçu la garantie que ses hommes ne seraient pas gardés à vue. l Convoqués comme témoins, les coureurs seront pourtant placés en garde à vue une fois dans les locaux de l’Hôtel de police, a-t-on déclaré de source judiciaire. Un enquêteur a souligné de son côté que, selon les aveux de l’encadrement technique, «c’est à la demande des coureurs que ce réseau illicite a été mis en place». Une somme de 400.000 FF, représentant 1% du budget de la firme horlogère, aurait été destinée annuellement à acheter les hormones de croissance et l’EPO, disent encore les enquêteurs. La moitié des primes de course était consacrée à alimenter une caisse noire. Et si cela ne suffisait pas, les primes payées en espèces par des organisateurs servaient de reliquat. Confrontation vendredi Les enquêteurs vont éplucher minutieusement les comptes de la société dont le siège social est en Andorre. Ils cherchent notamment à savoir pourquoi la cargaison saisie le 8 juillet près de la frontière belge dans la voiture saisie le 8 juillet près de la frontière belge dans la voiture de Willy Voet était si importante. Les 400 flacons, capsules et gélules découverts par les douaniers étaient, semble-t-il, suffisants pour alimenter tout le peloton. Si les coureurs ou les cadres de Festina reconnaissent avoir fourni d’autres équipes, le juge Keil sollicitera un réquisitoire supplétif pour élargir son enquête. Chacun des protagonistes du dossier essayant de minimiser sa responsabilité, de nouveaux rebondissements ne sont pas exclus. «Si ça ne tenait qu’à moi, je raconterais tout», a déclaré un avocat sous couvert de l’anonymat. Il tentera de convaincre son client de suivre cette stratégie de défense. En fait, plus rien ne semble pouvoir arrêter le grand déballage de l’affaire Festina. Un autre enquêteur est convaincu que les coureurs ne pourront pas nier l’évidence. Ils confirmeront qu’ils contrôlaient eux-mêmes leur taux de globules rouges dans le sang à l’aide d’un appareil de mesure. Le juge délivrera les commissions rogatoires internationales pour aller interroger, si nécessaire, les membres vivant à l’étranger, notamment en Suisse et en Australie. Bruno Roussel, Eric Ryckaert et Willy Voet ont été mis en examen dans le cadre de la loi anti-dopage de 1989 qui réprime «l’importation en contrebande et circulation irrégulière de marchandises prohibées, ainsi que de transport, détention, emploi de produits stupéfiants, administration, incitation à l’usage de substances ou procédés dopants». Les trois hommes seront confrontés vendredi dans le bureau du juge Keil, qui souhaite mener l’instruction rapidement pour limiter la détention provisoire. Ils devraient être libérés à l’issue de la confrontation.
Une trentaine de personnes, dont vingt coureurs de Festina et des responsables de l’encadrement, seront entendus jeudi et vendredi à Lyon sur l’affaire de dopage qui a valu à l’équipe cycliste son exclusion du Tour de France. Les neuf coureurs du Tour de France seront surtout entendus dans les locaux de l’Hôtel de police de Lyon sur commission rogatoire du juge d’instruction lillois Patrick Keil, dit-on de source proche de l’enquête. Après les aveux du masseur Willy Voet, puis du soigneur Eric Ryckaert et enfin du directeur sportif Bruno Roussel, tous trois mis en examen et placés en détention provisoire, la justice n’a pas l’intention de s’arrêter à «mi-course», ajoute-t-on. Les coureurs, qui seront a priori entendus comme témoins, sont à l’abri d’une mise en examen s’ils n’ont été que de...