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Actualités - Chronologie

Ni cercueils ni fleurs pour les victimes du Tsunami en Papouasie

Le silence s’est abattu sur la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où l’on n’entend plus la musique et les rires de la vie villageoise, le spectre de la mort menaçant les survivants du tsunami de la semaine dernière. Selon le premier ministre Bill Skate, au moins 1.200 cadavres ont été dénombrés et 6.000 personnes sont toujours portées disparues. L’évêque catholique Cesare Bonivento estime que le nombre des victimes pourrait s’élever à 8.000. Cinq jours après qu’une muraille liquide de dix mètres de haut se fut abattue sur la côte nord de la province du Sepic occidental, les sauveteurs s’efforçaient mercredi de retrouver les blessés avant qu’ils ne soient la victime d’infections, et les équipes médicales luttaient pour opérer les blessés. Ceux qui ont échappé à la catastrophe n’ont pas même la possibilité de conduire le deuil de ceux qu’ils ont perdus, les corps étant incinérés ou enterrés sur place pour éviter le développement d’épidémies en raison du climat chaud. Les autorités sanitaires expliquent que les cadavres en décomposition présentent un sérieux danger pour la santé. Ils sont dévorés par les cochons errants et les crocodiles dans les marais côtiers. Rien que des larmes Beaucoup de corps se défont alors que les équipes de secours tentent de les retirer du lagon de Sissano, où ont été engloutis vendredi sept villages et leur population. Des centaines de victimes ont été inhumées là où on les a trouvées ou aspergées de pétrole et brûlées, sans cercueils, sans fleurs, seulement des larmes. Pour le missionnaire catholique James Croucher, la tragédie n’est pas tant que les villageois aient perdu tout ce qu’ils possédaient — qui n’était pas grand chose — mais qu’il leur soit impossible de veiller leurs morts, selon la tradition et il se demande comment ils pourront surmonter cette épreuve. Dans cette scène de désolation, des survivants hébétés sortent encore de la jungle, dont beaucoup avec des blessures infectées. La plupart sont des hommes adultes et l’on compte peu de femmes et d’enfants. Le lieutenant Brad Slater, logisticien d’un hôpital de campagne installé par l’armée australienne, explique que beaucoup ont des membres brisés ou souffrent de commotions cérébrales. Nombre d’entre eux ont contracté une pneumonie au cours de leur séjour dans les eaux saumâtres ou sont affectés par des maladies tropicales endémiques comme le paludisme. «Nous sommes à court d’antibiotiques», explique le médecin australien, Les Thompson, tandis que le coordinateur de l’aide, Julian Vohrin, redoute que des infections déclenchées par la décomposition des corps ne fassent des centaines d’autres victimes. (AFP)
Le silence s’est abattu sur la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où l’on n’entend plus la musique et les rires de la vie villageoise, le spectre de la mort menaçant les survivants du tsunami de la semaine dernière. Selon le premier ministre Bill Skate, au moins 1.200 cadavres ont été dénombrés et 6.000 personnes sont toujours portées disparues. L’évêque catholique Cesare Bonivento estime que le nombre des victimes pourrait s’élever à 8.000. Cinq jours après qu’une muraille liquide de dix mètres de haut se fut abattue sur la côte nord de la province du Sepic occidental, les sauveteurs s’efforçaient mercredi de retrouver les blessés avant qu’ils ne soient la victime d’infections, et les équipes médicales luttaient pour opérer les blessés. Ceux qui ont échappé à la catastrophe n’ont...