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Actualités - Interviews

Netanyahu aux européens : des sanctions contre Israël n'auraient aucun effet

L’Europe devrait veiller à ne pas mettre en péril ses relations avec un Israël dont l’économie devrait exploser à l’avenir, a averti le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un entretien publié mercredi par le quotidien britannique Daily Telegraph. A une question du quotidien lui demandant si à son avis la France n’était pas entrain de mener l’Europe dans une croisade contre Israël, M. Netanyahu s’est contenté de répondre: «Je pense que cela ne serait pas très avisé de la part de la France». «Le produit intérieur brut (PIB) d’Israël s’approche rapidement des 40% de l’ensemble des PIB des 22 pays arabes réunis, et d’ici 10 à 15 ans, il approchera les 80%», a-t-il affirmé. «L’économie israélienne sera alors presque l’égale de tout le potentiel économique de l’ensemble du monde arabe. Je pense que tout le monde, y compris l’Europe, doit évaluer sérieusement où se trouve son intérêt», a-t-il ajouté. Il a de même condamné toute possibilité de sanctions européennes contre Israël. «Des sanctions contre nous n’auraient aucun effet et pas seulement parce que notre économie est forte», a-t-il dit. De plus, a-t-il ajouté, il lui paraît très invraisemblable que les Etats-Unis soutiennent une telle attitude de la part de l’Europe si cela se produisait. M. Netanyahu s’est également félicité que son gouvernement ait réussi à renforcer le processus de paix au Proche-Orient en maintenant la cohésion du peuple israélien derrière lui. «C’est parce que le peuple a confiance en nous que nous parviendrons finalement à signer un accord, et ce sera le meilleur accord qu’un gouvernement ou un premier ministre pourrait obtenir», a-t-il ajouté. Parlant de sa relative impopularité aux yeux de l’opinion publique internationale, le premier ministre s’est dit enchanté de cette situation. Se comparant à l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill et à d’autres dirigeants qui «étaient accrochés à leurs principes», M. Netanyahu s’est déclaré en «très bonne compagnie» et «plutôt fier de lui». Elections anticipées? Sur un autre plan, le quotidien «Haaretz» croit savoir que le premier ministre israélien a évoqué devant des proches la possibilité de tenir des élections générales début 1999 en Israël, 18 mois avant la date prévue. «M. Netanyahu lui-même a parlé, en privé, d’élections anticipées en janvier prochain», écrit le Haaretz. Interrogé par la radio publique, M. Netanyahu a démenti, réaffirmant son intention de tenir les élections à la date prévue, en l’an 2000. «Bien évidemment, les élections auront lieu en 2000», a déclaré le premier ministre, élu au suffrage universel direct, fin mai 1996, pour un mandat de quatre ans. Selon le Haaretz, des élections anticipées pourraient aider M. Netanyahu à sortir de ses difficultés avec sa coalition gouvernementale nationaliste-religieuse, qui exerce sur lui des pressions contradictoires quant à un éventuel retrait militaire israélien partiel de Cisjordanie. Les membres modérés de la coalition poussent M. Netanyahu à effectuer un retrait partiel — comme il était prévu par les accords d’Oslo sur l’autonomie conclus avec les Palestiniens — mais les éléments d’extrême-droite du gouvernement menacent de faire chuter le premier ministre s’il l’acceptait. M. Netanyahu résiste depuis des mois aux Etats-Unis, qui ont proposé un retrait israélien de 13,1% de Cisjordanie afin de contribuer à débloquer le processus de paix au Proche-Orient, dans l’impasse depuis 16 mois. (AFP)
L’Europe devrait veiller à ne pas mettre en péril ses relations avec un Israël dont l’économie devrait exploser à l’avenir, a averti le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un entretien publié mercredi par le quotidien britannique Daily Telegraph. A une question du quotidien lui demandant si à son avis la France n’était pas entrain de mener l’Europe dans une croisade contre Israël, M. Netanyahu s’est contenté de répondre: «Je pense que cela ne serait pas très avisé de la part de la France». «Le produit intérieur brut (PIB) d’Israël s’approche rapidement des 40% de l’ensemble des PIB des 22 pays arabes réunis, et d’ici 10 à 15 ans, il approchera les 80%», a-t-il affirmé. «L’économie israélienne sera alors presque l’égale de tout le potentiel économique de l’ensemble du...