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Actualités - Chronologie

Une fillette meurt après une excision dans un hôpital du Caire

Une fillette de 12 ans a trouvé la mort samedi lors de son excision pratiquée par des médecins dans un hôpital de la banlieue nord du Caire, a-t-on appris hier de source policière dans la capitale égyptienne. L’oncle de la fillette a prévenu la police que la collégienne, dont l’identité n’a pas été révélée, avait trouvé la mort lors d’une opération effectuée dans un hôpital privé à Madinat Assalam. Selon les premiers éléments de l’enquête, le décès de la victime serait dû à une hémorragie, a-t-on précisé de même source. Le parquet a ouvert une enquête pour déterminer la responsabilité des médecins ayant participé à l’intervention et les raisons exactes du décès. Le 28 décembre, le Conseil d’Etat égyptien avait totalement interdit l’excision en Egypte, «même si la fille ou ses parents acceptent de le faire, à moins qu’il y ait une nécessité médicale pour cette opération». Il avait précisé que les contrevenants risquaient jusqu’à trois ans de prison. Le Conseil avait ainsi rejeté une demande d’islamistes opposés à une décision antérieure du ministère de la Santé d’interdire l’excision. Les islamistes arguent que l’islam n’a pas interdit l’excision et que donc les musulmans ne doivent pas l’interdire. L’interdiction de l’excision, une tradition ancestrale, est difficile à appliquer. Selon une étude gouvernementale publiée l’an dernier, 97% des Egyptiennes — musulmanes comme chrétiennes — sont excisées et les trois quarts des opérations sont pratiquées à la maison. Opération filmée Les plus hautes autorités religieuses d’Egypte sont divisées sur cette pratique. Le mufti de la République, Nasr Farid Wassel, la juge licite même si l’islam n’en fait pas une obligation. Pour le cheikh d’al-Azhar, la plus haute autorité sunnite d’Egypte, Mohammed Sayed Tantaoui, qui a déclaré publiquement qu’il n’avait pas fait exciser sa fille, l’islam ne préconise pas l’excision et il revient aux médecins de décider si l’opération est nécessaire. Par ailleurs, la Cour d’appel du Caire a décidé, hier, de rendre le 21 septembre son verdict dans un procès intenté fin 1994 par un avocat égyptien, Me Moustafa Achoub, contre CNN. La chaîne de télévision américaine câblée avait diffusé un film montrant l’excision sans anesthésie d’une Egyptienne de 10 ans par un barbier. Ce film, diffusé à l’occasion de la Conférence de l’ONU sur la population et le développement, tenue en septembre 1994 au Caire, avait suscité de vives réactions en Egypte. Le 30 août 1997, un tribunal de première instance du Caire avait débouté l’avocat qui réclamait 500 millions de dollars de dommages et intérêts à la chaîne américaine pour avoir terni «l’image de l’Egypte». Le tribunal, présidé par M. Alaeddine Abbas, avait jugé «irrecevable» sa plainte estimant que l’avocat n’était pas concerné par l’affaire. La cour avait également refusé d’accorder au père une indemnité de 250 M USD soulignant que «l’excision de sa fille a été filmée avec son autorisation». Me Achoub et le père avaient également été sommés de régler les frais de justice. L’affaire traînait devant les tribunaux depuis le 5 novembre 1994. L’avocat débouté avait fait appel. (AFP)
Une fillette de 12 ans a trouvé la mort samedi lors de son excision pratiquée par des médecins dans un hôpital de la banlieue nord du Caire, a-t-on appris hier de source policière dans la capitale égyptienne. L’oncle de la fillette a prévenu la police que la collégienne, dont l’identité n’a pas été révélée, avait trouvé la mort lors d’une opération effectuée dans un hôpital privé à Madinat Assalam. Selon les premiers éléments de l’enquête, le décès de la victime serait dû à une hémorragie, a-t-on précisé de même source. Le parquet a ouvert une enquête pour déterminer la responsabilité des médecins ayant participé à l’intervention et les raisons exactes du décès. Le 28 décembre, le Conseil d’Etat égyptien avait totalement interdit l’excision en Egypte, «même si la fille ou ses...