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Actualités - Chronologie

L'armée indonésienne dissuade toute manifestation au Timor-Est (photo)

L’armée, qui patrouillait en force vendredi dans les rues de Dili, la capitale est-timoraise, a dissuadé les habitants de sortir dans les rues alors que les autorités marquaient par une cérémonie formelle le 22e anniversaire de «l’intégration» du territoire à l’Indonésie. A la mi-journée, aucun signe des manifestations pro-indépendantistes annoncées n’avait été signalé dans la petite ville de bord de mer sillonnée par les camions militaires chargés de soldats indonésiens en tenue de combat. La cérémonie officielle marquant «l’intégration», selon Djakarta, de l’ancienne colonie portugaise à l’Indonésie s’est déroulée dans le grand palais de style mauresque du gouverneur, sous haute protection et devant des invités soigneusement filtrés. «Tout le monde est resté à la maison», constate un chauffeur de taxi, de rares véhicules civils circulent. Même les étudiants ne se sont pas hasardés dans les rues. Des dizaines d’entre eux, certains vêtus de noir, se sont réunis dans les locaux de l’université pour marquer l’anniversaire de l’annexion par une journée de jeûne public. Exode des Indonésiens 50.000 Indonésiens installés dans le territoire ont quitté ces derniers jours le Timor oriental de peur de violences, et l’exode se poursuivait par air, mer, autant que par la route. Tous les vols au départ sont pleins, affirment les agences de voyages, et les bateaux sur le port sont pris d’assaut. «L’AWU ne devrait en principe embarquer que 1.000 personnes, mais aujourd’hui il y en a beaucoup, beaucoup plus», a déclaré le représentant de l’armateur de ce navire assurant la liaison régulière sur Java. Un hommes d’affaires qui se prépare à embarquer affirme qu’il «n’a pas peur et qu’il n’a pas été intimidé» mais refuse cependant de donner son nom. «Je suis ici depuis 15 ans, tous mes amis sont partis, je pars aussi mais je reviendrais si la situation est calme», ajoute-t-il. A Djakarta, M. Jamsheed Marker, l’émissaire spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Timor oriental, a rencontré dans la cellule de la prison où il purge une peine de 20 ans le dirigeant indépendantiste timorais, M. Xanana Gusmao. «Tous les aspects de la situation au Timor oriental ont été discutés et la rencontre a été très utile et encourageante», a ajouté le diplomate qui a précisé qu’il en rendrait compte à M. Kofi Annan. Pour certains diplomates occidentaux, Xanana Gusmao pourrait jouer, dans la solution du problème timorais, un rôle semblable à celui de Nelson Mandela en Afrique du Sud. M. Habibie, arrivé en mai dernier à la tête de l’Indonésie après la résignation forcée du président Suharto, a offert de libérer le dirigeant et d’accorder un statut spécial au territoire en échange de la reconnaissance internationale de l’annexion ordonnée par son prédécesseur. M. Xanana s’y est opposé déclarant ne pas vouloir que son sort personnel soit lié aux négociations sur le règlement du conflit. Pour lui, comme pour la résistance timoraise en exil, ou l’évêque Carlos Felipe Ximenes Belo, prix Nobel de la paix, seule la population est-timoraise peut se prononcer sur son sort et elle doit être consultée par référendum. (AFP)
L’armée, qui patrouillait en force vendredi dans les rues de Dili, la capitale est-timoraise, a dissuadé les habitants de sortir dans les rues alors que les autorités marquaient par une cérémonie formelle le 22e anniversaire de «l’intégration» du territoire à l’Indonésie. A la mi-journée, aucun signe des manifestations pro-indépendantistes annoncées n’avait été signalé dans la petite ville de bord de mer sillonnée par les camions militaires chargés de soldats indonésiens en tenue de combat. La cérémonie officielle marquant «l’intégration», selon Djakarta, de l’ancienne colonie portugaise à l’Indonésie s’est déroulée dans le grand palais de style mauresque du gouverneur, sous haute protection et devant des invités soigneusement filtrés. «Tout le monde est resté à la maison», ...