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Actualités - Chronologie

Ronaldo : zones d'ombre autour d'un malaise

Des versions différentes s’entrechoquent. Des rumeurs ont couru et courent toujours à son sujet. On l’a même cru un moment mourant! Mais Ronaldo, même avec des bleus à l’âme, est bien vivant après la plus grande désillusion sportive de sa jeune carrière de joueur à la suite de la défaite (0-3) du Brésil face à la France dimanche en finale du Mondial 98. Une question revient sans cesse: que s’est-il passé exactement, dimanche après-midi au Château de la Grande Romaine de Lésigny (grande banlieue de Paris), lieu de résidence de la «Seleçao» durant toute la durée de la Coupe du monde, quand Ronaldo a été victime dans sa chambre d’une «convulsion», selon ses propres dires et ceux du médecin de la sélection brésilienne? Même Romario, l’attaquant, proche de tous les internationaux brésiliens et qui avait été renvoyé au pays en début du Mondial 98 en raison d’une blessure à une cuisse, ne trouve pas la réponse adéquate. «Il y a trop de zones d’ombre, a déclaré l’attaquant de Flamengo. J’ai pourtant des amis au sein de l’équipe. Je les ai eus au téléphone et personne ne m’a dit exactement ce qui s’est passé. J’ai l’impression qu’à partir de maintenant on va découvrir une autre vérité». Selon des sources concordantes, il est aux alentours de 14h30 locales (12h30 GMT) lorsque Ronaldo est victime d’un malaise et pris de tremblements et de convulsions. Ses camarades, et en particulier Roberto Carlos, son compagnon de chambre, Edmundo et Leonardo alertent le service médical de la Confédération brésilienne de football (CBF). Le médecin Lidio Toledo arrive. La décision est prise de l’emmener d’urgence dans un hôpital parisien. La vedette brésilienne va y subir toute une série d’examens neurologiques et cardiologiques qui ne vont rien déceler. Et le docteur de la sélection Lidio Toledo va attribuer cet incident au «stress». Ce qui peut paraître un peu surprenant de la part d’un athlète aussi bien entraîné, blessé certes aux genoux (tendinites), et qui, malgré son jeune âge (22 ans), est déjà habitué à une très forte pression, semblant jusque-là y faire face avec sérénité. En tout cas, aucune explication n’a été livrée par la Fédération brésilienne (CBF). Ronaldo comme Renaldo Autre zone d’ombre. Ronaldo est arrivé une heure avant le coup d’envoi de la finale (21h00 - 19h00 GMT) pour initialement être forfait avant de jouer finalement. Et les versions diffèrent. Certains journaux brésiliens avancent que c’est sous l’impulsion des joueurs que Ronaldo a joué. D’autres indiquent que c’est Ricardo Texeira, le controversé président de la CBF, qui a ordonné que Ronaldo soit présent sur le terrain. Enfin, la dernière rumeur qui court est que Ronaldo a exigé lui-même d’être aligné contre la France. Il est maintenant certain que l’Inter Milan (son club italien) devra désormais tenir compte de certains paramètres physiques et psychologiques concernant sa vedette. Une coupure lui est indispensable sous peine de «craquer» physiquement, sinon psychologiquement, dans le championnat le plus exigeant du monde. Déjà, beaucoup au Brésil ont comparé le destin de Ronaldo à celui de Renaldo, un grand joueur «tué» par une armée de docteurs et de techniciens qui lui avaient imposé des cadences infernales, ne lui laissant pour le restant de sa vie que des lamelles de ligaments autour de ses genoux meurtris!
Des versions différentes s’entrechoquent. Des rumeurs ont couru et courent toujours à son sujet. On l’a même cru un moment mourant! Mais Ronaldo, même avec des bleus à l’âme, est bien vivant après la plus grande désillusion sportive de sa jeune carrière de joueur à la suite de la défaite (0-3) du Brésil face à la France dimanche en finale du Mondial 98. Une question revient sans cesse: que s’est-il passé exactement, dimanche après-midi au Château de la Grande Romaine de Lésigny (grande banlieue de Paris), lieu de résidence de la «Seleçao» durant toute la durée de la Coupe du monde, quand Ronaldo a été victime dans sa chambre d’une «convulsion», selon ses propres dires et ceux du médecin de la sélection brésilienne? Même Romario, l’attaquant, proche de tous les internationaux brésiliens et qui...