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Actualités - Chronologie

La Syrie mise sur l'UE pour libéraliser son économie

La Syrie, dont le président Hafez el-Assad effectue une visite en France du 16 au 18 juillet, est engagée dans une difficile libéralisation de son économie mais est résolue à s’ouvrir sur l’Europe pour assurer cette transition. Celle-ci est toutefois handicapée par l’héritage d’un système dirigiste et par des difficultés conjoncturelles liées notamment à la chute des cours du brut, dont Damas tire 40% de ses recettes, selon des experts occidentaux. La Syrie table sur l’assistance, notamment technique, de l’Union européenne (UE) pour la mise à niveau de son économie en vue d’un accord d’association avec les Quinze, au centre de négociations entamées en mai dernier à Bruxelles. Le prochain round de ces négociations, destinées à créer une zone de libre-échange UE-Syrie, doit se tenir en octobre à Damas. L’association à l’UE, qui pourrait intervenir en l’an 2010, nécessite une longue préparation et une modernisation de l’appareil économique et financier de la Syrie, passant en particulier par un assouplissement de la législation. Pour y parvenir, la Syrie est bien décidée à mettre en place un réseau bancaire moderne, une informatique adaptée et un plan comptable national. Cette révolution se fera en douceur, estiment des experts à Damas, avec l’aide de l’Union européenne. Le gouverneur de la Banque centrale de Syrie bénéficie déjà de l’aide d’un conseiller de la Banque de France. Cette volonté de modernisation bute néanmoins sur des difficultés liées en partie à la dépréciation des cours du brut, dont la Syrie produit quelque 600.000 barils/ jour. Ainsi, le projet du ministre des Finances, Khaled al-Mahayni, de réduire le déficit budgétaire risque d’être compromis, les recettes pétrolières s’annonçant en baisse sensible alors que le budget 1998 est en hausse de 12,4% par rapport à celui de 1997. La Syrie devra réduire cette année ses commandes publiques, le manque à gagner à l’exportation étant estimé à quelque 800 millions de dollars par des experts occidentaux. La chute des cours du pétrole, mais aussi la baisse des transferts en devises des expatriés syriens (-300 M USD selon les estimations), auront des répercussions sur l’économie d’un pays dont le taux de croissance pour 1998 est estimé à 1,9% et le taux de croissance démographique à 3,4%. Les expatriés ont transféré quelque 5 milliards de dollars en 10 ans à la faveur d’une loi sur les investissements. Ils attendent désormais une plus large libéralisation. Pays jeune — 50% de la population a moins de 20 ans —, la Syrie possède cependant des atouts appréciables: une inflation à un chiffre, une agriculture dont la productivité a augmenté au cours des dernières années, de l’eau, du pétrole et du gaz, un artisanat de qualité et un secteur touristique jeune. Le revenu moyen par habitant est estimé à 1.000 dollars par an mais il a baissé de 10% en deux ans, l’accroissement de la population ayant été supérieur à la croissance économique. Pour surmonter les difficultés, les responsables syriens ne veulent pas traiter avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Ils préfèrent œuvrer avec des experts de l’UE, convaincus de la nécessité d’intégrer à terme l’économie syrienne dans l’économie européenne, selon les experts. (AFP)
La Syrie, dont le président Hafez el-Assad effectue une visite en France du 16 au 18 juillet, est engagée dans une difficile libéralisation de son économie mais est résolue à s’ouvrir sur l’Europe pour assurer cette transition. Celle-ci est toutefois handicapée par l’héritage d’un système dirigiste et par des difficultés conjoncturelles liées notamment à la chute des cours du brut, dont Damas tire 40% de ses recettes, selon des experts occidentaux. La Syrie table sur l’assistance, notamment technique, de l’Union européenne (UE) pour la mise à niveau de son économie en vue d’un accord d’association avec les Quinze, au centre de négociations entamées en mai dernier à Bruxelles. Le prochain round de ces négociations, destinées à créer une zone de libre-échange UE-Syrie, doit se tenir en octobre à...