Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cyclisme Tour de France 98 Ullrich entretient le mystère (photo)

Le mystère Jan Ullrich ne s’est pas dissipé avec sa première conférence de presse avant le départ du Tour de France. Inexistant tout au long de la saison, l’Allemand de 24 ans, victorieux l’an dernier, a manié la langue de bois avec la même dextérité qu’il changeait de braquet l’an dernier dans les cols. «Je veux gagner le Tour. C’est le principal objectif de ma saison», a-t-il rappelé à ceux qui l’ignoraient. Ce qu’on sait du leader de l’équipe Telekom à la veille d’un départ à Dublin? Qu’il a retrouvé son poids de forme de la saison dernière, au gramme près (73 kilos), qu’il a coupé ses cheveux pour «se sentir plus frais». Que les critiques aussi dont il fut la cible après un début de saison pour le moins discret, ont glissé sur son maillot jaune au fur et à mesure que ses kilos superflus fondaient. Ce n’est pas moins de 12 kilos que l’Allemand a perdus en quelques mois. «Je comptais me préparer cette saison exactement de la même manière que l’an dernier. Mais ma préparation a été entravée par ma maladie cet hiver et j’ai perdu trois semaines à un mois», a-t-il explique. «Heureusement pour moi, le départ du Tour a été repoussé d’une ou deux semaines en raison de la Coupe du monde. Aussi, en participant à des épreuves qui n’étaient pas à mon programme, comme la Route du Sud, j’ai pu retrouver mon niveau de l’an dernier», a-t-il dit. Ullrich a ainsi subi des tests physiques à l’université de Fribourg qui ont été «tout à fait satisfaisants»: «Rien n’a changé par rapport à l’an dernier». Continuité Cette permanence dans l’effort se traduit également dans la stratégie, puisque l’équipe Telekom dirigée par Walter Godefroot entend encore miser sur deux hommes, Ullrich, mais aussi le Danois Bjarne Riis, vainqueur en 1996, et dont le directeur sportif belge fait un leader conjoint. «Ces deux dernières saisons, nous n’avions pas établi de stratégie et cela ne s’était pas si mal passé», a expliqué Godefroot. «A quoi bon changer?», a-t-il ajouté. Il est vrai que, en 1996, Telekom avait réussi le doublé avec Riis et Ullrich avant que, l’an dernier, Riis termine 7e. Ces deux années, Erik Zabel a en outre conquis le maillot vert du classement par points. Continuité également dans l’approche du parcours. «Toutes les étapes sont difficiles dans le Tour. On dit que ce parcours est moins difficile que l’an dernier. Je ne crois pas. Il faut être attentif du début à la fin», rappelle Ullrich. «Les Alpes et les Pyrénées sont toujours les mêmes. Il faut être prêt à tout donner chaque jour», poursuit-il. D’ici au premier contre-la-montre individuel de Corrèze, le 18 juillet, Ullrich entend bien conserver son anonymat. «Le plus important jusque-là est de rester devant pour éviter les chutes tout en faisant le moins d’efforts possibles afin d’arriver frais pour le contre-la-montre», dit-il. Après cette épreuve de vérité, les favoris se dégageront d’eux-mêmes et, pour l’heure, Ullrich n’en voit guère même si les Festina de Richard Virenque et Alex Zulle semblent comme l’an dernier sortir du lot collectivement. «Il y a les Festina, mais aussi les Banesto et les ONCE, les Casino qui ont bien marché toute la saison et les Cofidis avec Casagrande. Ils sont trop nombreux pour tous les citer», a conclu Ullrich. (Reuters)
Le mystère Jan Ullrich ne s’est pas dissipé avec sa première conférence de presse avant le départ du Tour de France. Inexistant tout au long de la saison, l’Allemand de 24 ans, victorieux l’an dernier, a manié la langue de bois avec la même dextérité qu’il changeait de braquet l’an dernier dans les cols. «Je veux gagner le Tour. C’est le principal objectif de ma saison», a-t-il rappelé à ceux qui l’ignoraient. Ce qu’on sait du leader de l’équipe Telekom à la veille d’un départ à Dublin? Qu’il a retrouvé son poids de forme de la saison dernière, au gramme près (73 kilos), qu’il a coupé ses cheveux pour «se sentir plus frais». Que les critiques aussi dont il fut la cible après un début de saison pour le moins discret, ont glissé sur son maillot jaune au fur et à mesure que ses kilos...