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Actualités - Chronologie

Japon : valse-hésitation sur la question des réductions d'impôts

Les ministres japonais ont continué mardi à entretenir l’ambiguïté sur les projets de réductions d’impôts permanentes prêtés au gouvernement après la volte-face du premier ministre Ryutaro Hashimoto sur ce sujet. Vendredi, M. Hashimoto avait clairement laissé entendre qu’il s’attendait à des réductions d’impôts permanentes en parlant d’une «réforme fiscale permanente». Dès dimanche, il avait cependant démenti avoir parlé explicitement d’allégements fiscaux, notamment pour les entreprises, un revirement sanctionné le lendemain par un nouvel affaiblissement du yen. Le ministre des Affaires étrangères Keizo Obuchi est revenu sur le sujet mardi, réfutant l’interprétation par les médias de ses propos au cours d’une conférence de presse samedi avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright. «Il n’est pas vrai que nous ayons promis des baisses d’impôts permanentes aux Etats-Unis», a-t-il dit. «En adoptant rapidement une réforme fiscale radicale, nous pouvons promouvoir la confiance à l’égard du Japon», a poursuivi M. Obuchi. Le yen n’a pas paru trop impressionné par cette cascade de propos ambigus, le dollar clôturant à 139,82-84 yens, en légère baisse sur son niveau lundi soir à New York (140,10 yens) et à Tokyo (140.52-54 yens). «Nous devons respecter la promesse faite en période électorale par celui qui occupe les plus hautes fonctions», avait pourtant affirmé samedi M. Obushi en référence à la déclaration initiale de M. Hashimoto. Après les élections sénatoriales du 12 juillet, la nouvelle session du Parlement étudiera des baisses permanentes d’impôts, avait dit le ministre, précisant devant Mme Albright qu’il était envisagé «des réductions de l’impôt sur les sociétés plus ou moins aux normes internationales». Le ministre des Finances Hikaru Matsunaga a lui aussi apporté mardi son soutien à la mise au point du chef du gouvernement, affirmant qu’il s’agit de réaliser une «réforme permanente du système fiscal» et non «une réduction permanente des impôts». «Nous devons considérer avec prudence les sources de revenus (pour le budget) et les autres problèmes», a ajouté M. Matsunaga. Le directeur général (ministre) de l’Agence de planification économique (EPA), M. Koji Omi, a toutefois dit que l’élaboration d’un projet de réforme prendrait du temps. «Le système fiscal doit être amendé de façon appropriée, je pense qu’aussi bien l’impôt sur le revenu que l’impôt sur les sociétés seront probablement diminués», a-t-il affirmé. «Mais les discussions ne seront pas réglées en un jour ou deux, pas même en un mois». Il répondait à ceux qui pensent que M. Hashimoto, attendu le 22 juillet en visite officielle à Washington, y débarquera avec l’engagement de réductions d’impôts. Elles sont fortement souhaitées par le gouvernement américain pour relancer la consommation au Japon et sortir le pays de la récession. Le taux maximum de l’impôt sur les sociétés au Japon est de 65%, l’un des plus élevés du monde. Il pourrait être ramené à 50%, ce qui équivaudrait amputer de quelque 4.000 milliards de yens (29 milliards de dollars) par an les ressources de l’Etat. La mesure est d’autant plus difficile à adopter pour M. Hashimoto qu’il fait voter au début de l’année une loi sur la réduction progressive du déficit budgétaire pour le ramener en 2004 au niveau des pays européens, soit 3% du PNB. Les comptes de l’année fiscale écoulée (avril 97-mars 98) ont fait apparaître une baisse substantielle des recettes fiscales, du fait des mauvais résultats des entreprises. Le gouvernement a collecté 2.229 milliards de yens (15,9 mds de dollars) de moins que prévu, selon le ministère des Finances. Cela a donné un déficit des comptes de l’Etat le plus important depuis 16 ans à 255.000 mds de yens. (AFP)
Les ministres japonais ont continué mardi à entretenir l’ambiguïté sur les projets de réductions d’impôts permanentes prêtés au gouvernement après la volte-face du premier ministre Ryutaro Hashimoto sur ce sujet. Vendredi, M. Hashimoto avait clairement laissé entendre qu’il s’attendait à des réductions d’impôts permanentes en parlant d’une «réforme fiscale permanente». Dès dimanche, il avait cependant démenti avoir parlé explicitement d’allégements fiscaux, notamment pour les entreprises, un revirement sanctionné le lendemain par un nouvel affaiblissement du yen. Le ministre des Affaires étrangères Keizo Obuchi est revenu sur le sujet mardi, réfutant l’interprétation par les médias de ses propos au cours d’une conférence de presse samedi avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine...