L'intégration dans l'UE, priorité du nouveau gouvernement hongrois
le 07 juillet 1998 à 00h00
Le nouveau gouvernement conservateur hongrois, dont le programme a été approuvé hier par le Parlement, poursuivra la voie de l’intégration de cet ancien pays communiste dans l’Union économique (UE). Après avoir remporté les élections de mai dernier, le premier ministre désigné Viktor Orban a été nommé hier, et son gouvernement entrera en fonction mercredi. Il s’est rallié une coalition de trois partis, dirigée par son parti, la Fédération des jeunes démocrates-Parti civique hongrois (Fidesz-MPP). Cet ancien étudiant et dissident, âgé de 35 ans, doit prendre le relais de son prédécesseur, le premier ministre socialiste Gyula Horn qui a fait de la Hongrie la vedette économique de la région au cours des quatre années qu’il a dirigé le pays. Les socialistes de Gyula Horn, qui disposent de 134 sièges au nouveau Parlement, comptent à leur actif d’avoir conduit la Hongrie à l’avant-scène des pays de l’ancien Pacte de Varsovie pour transformer l’économie planifiée en économie du marché. La Hongrie a entamé en mars dernier avec l’UE des négociations en vue de son adhésion et devrait aussi adhérer à l’OTAN l’année prochaine, au même moment que La Pologne et la République tchèque. Malgré leurs succès, les socialistes ont été battus aux élections de mai dernier par une droite qui a misé sur la déception de l’électorat à la suite de plusieurs cas de corruption. Neuf ans après la chute du communisme, une certaine usure a également joué, l’électorat souhaitant voir de «nouvelles têtes». Le Fidesz-MPP qui a remporté 148 sièges dans le Parlement qui en compte 386 a conclu une coalition tripartite avec le Parti des petits propriétaires (FKGP) qui a enlevé 48 mandats et la formation conservatrice du Forum démocratique hongrois (MDF) qui compte 17 sièges. Si le MDF semble être un allié naturel du Fidesz-MPP, le chef du FKGP, Jozsef Torgyan, a eu des revendications plus importantes, insistant notamment sur la création d’un super-ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Torgyan, âgé de 66 ans et réputé pour ses diatribes oratoires pour défendre son électorat rural, a obtenu gain de cause pour ce ministère. Le programme gouvernemental de Viktor Orban, un document de 100 pages débattu par les députés depuis jeudi dernier, maintient les engagements de son prédécesseur en vue d’une intégration dans les structures occidentales et plaide en même temps pour une implantation plus forte dans les organisations régionales.(AFP)
Le nouveau gouvernement conservateur hongrois, dont le programme a été approuvé hier par le Parlement, poursuivra la voie de l’intégration de cet ancien pays communiste dans l’Union économique (UE). Après avoir remporté les élections de mai dernier, le premier ministre désigné Viktor Orban a été nommé hier, et son gouvernement entrera en fonction mercredi. Il s’est rallié une coalition de trois partis, dirigée par son parti, la Fédération des jeunes démocrates-Parti civique hongrois (Fidesz-MPP). Cet ancien étudiant et dissident, âgé de 35 ans, doit prendre le relais de son prédécesseur, le premier ministre socialiste Gyula Horn qui a fait de la Hongrie la vedette économique de la région au cours des quatre années qu’il a dirigé le pays. Les socialistes de Gyula Horn, qui disposent de 134 sièges au...
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