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Actualités - Chronologie

Jana Novotina réalise son rêve (photos)

Jana Novotna n’avait pas assez de mots samedi pour remercier son entraîneur Hana Mandlikova après sa victoire sur Nathalie Tauziat en finale de Wimbledon. La Tchèque, troisième joueuse mondiale, s’est imposée 6-4, 7-6 à la Française, classée tête de série numéro 16, remportant ainsi le premier titre de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem. «C’est un rêve qui se réalise, comme quoi il faut toujours croire en soi et continuer de travailler», déclarait ensuite Jana Novotna, qui avait déjà disputé, sans succès, deux finales sur le gazon anglais. «Je dédie ce trophée à Hana car sans elle, je n’aurai jamais gagné Wimbledon. Je travaille avec elle depuis neuf ans et elle a fait de moi une grande joueuse. Elle a toujours crû en moi. Elle n’a jamais gagné Wimbledon mais ce trophée est pour elle». Battue par Steffi Graf en 1993 après un match qu’elle n’aurait jamais dû perdre, puis par Martina Hingis l’an passé, Jana Novotna n’a cette fois pas laissé passer sa chance. Son mental — trop souvent friable — a cette fois été à la hauteur de l’événement, face à Nathalie Tauziat, une joueuse novice à ce niveau de la compétition mais néanmoins très expérimentée, après près de quinze ans passé sur le circuit international. «C’était un match très dur car Nathalie est une joueuse très intelligente. Mais ça, je le savais. A côté de ce match, le précédent contre Martina Hingis, c’était du gâteau», a affirmé Jana Novotna, battue l’an passé en trois manches par la numéro un mondiale en finale mais vainqueur de la Suissesse en demi cette année. «Quand on joue contre quelqu’un qui a le même style de jeu que vous, il faut tout axer sur la stratégie. Nous avons visionné le match de Nathalie contre Zvereva et nous avons élaboré, pendant une heure et demie, une stratégie». Une stratégie payante au vu du résultat: deux sets secs après une heure et demie de jeu. Jana Novotna n’avait pourtant pas pris le meilleur des départs. D’entrée de partie, elle cédait son engagement. Mais Nathalie Tauziat ne sut pas profiter de l’aubaine. La Tchèque recollait au score, puis se détachait à son tour pour boucler la première manche 6-4 en 43 minutes. Sur sa lancée, Jana Novotna prenait l’avantage dans le deuxième set. Un avantage éphémère puisque Tauziat revenait à hauteur à trois partout. La Tchèque se détachait à nouveau et servait pour le match à 5-4. Une fois encore, la conclusion était retardée par une Nathalie Tauziat volontaire et un tie-break devait décider du sort de la rencontre. «Quand je sers pour le match, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’émotions. Mais ce match a été très dur tout le temps et à 5/4, quand je perds le jeu, je me suis sentie relax pour la première fois de la rencontre», a expliqué Jana Novotna. «Je me suis dit on va au tie-break, il va falloir que je sois agressive et quand il est arrivé, j’ai pensé, tu vas le gagner et je l’ai fait». A deux partout dans ce jeu décisif, Jana Novotna prit définitivement l’ascendant. Elle aligna cinq points pour remporter le set, et le match, décrochant ainsi le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière sous les yeux de sa maman. En larmes, elle rejoignait alors la tribune où les siens l’attendaient, tout aussi émus. «Mon geste de rejoindre mes proches a été tout à fait instinctif mais je voulais vraiment partager ce moment avec eux, notamment avec Hana et ma mère. C’est la première fois que ma mère vient me voir jouer dans un tournoi du Grand Chelem», explique-t-elle. «Les deux premières fois où j’ai été en finale ici, j’ai refusé qu’elle vienne, je voulais rester dans mon truc. Mais là, je me suis dit «deux fois, ça va! Qu’elle vienne!». Et elle est arrivée hier soir». Gageons que désormais, madame Novotna mère sera plus souvent dans les tribunes des stades où sa fille tentera d’étoffer son palmarès.
Jana Novotna n’avait pas assez de mots samedi pour remercier son entraîneur Hana Mandlikova après sa victoire sur Nathalie Tauziat en finale de Wimbledon. La Tchèque, troisième joueuse mondiale, s’est imposée 6-4, 7-6 à la Française, classée tête de série numéro 16, remportant ainsi le premier titre de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem. «C’est un rêve qui se réalise, comme quoi il faut toujours croire en soi et continuer de travailler», déclarait ensuite Jana Novotna, qui avait déjà disputé, sans succès, deux finales sur le gazon anglais. «Je dédie ce trophée à Hana car sans elle, je n’aurai jamais gagné Wimbledon. Je travaille avec elle depuis neuf ans et elle a fait de moi une grande joueuse. Elle a toujours crû en moi. Elle n’a jamais gagné Wimbledon mais ce trophée est pour elle»....