Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'animal évite l'homme mais peut devenir dangereux

Le loup évite l’homme mais peut occasionnellement devenir dangereux, selon François Terrasson, maître de conférence au Muséeum d’histoire naturelle de Paris. «Vous ne pouvez pas dire aux gens «les loups reviennent mais vous n’aurez aucun inconvénient»», poursuit-il. «Naturellement, les loups attaquent les troupeaux. En Turquie, les chiens de berger portent de gros colliers avec des pointes pour se défendre des loups, qui attaquent à la gorge, et l’on considère qu’il y a un taux de pertes inévitable», observe François Terrasson. En Espagne également, où il y a des loups, les troupeaux sont protégés par des chiens et des bergers sont présents en permanence. «Nos bergers ont changé. Ils ont l’habitude que les choses se passent trop bien, ils n’ont plus de réactions», estime le chercheur, spécialiste des comportements. Les chiens errants font beaucoup de dégâts, mais ils n’inquiètent pas tant, observe-t-il. «Il y a peu de rapport entre l’image du loup dans la population et sa biologie réelle. Le plus fameux des contes, le petit chaperon rouge, est dit de mille manières. A l’origine on retrouvait l’enfant dans le ventre du loup et on recousait le loup: ils étaient tous les deux vivants. C’était un rite initiatique, il s’agissait de s’approprier les pouvoirs surnaturels du loup», explique François Terrasson. «Dans l’inconscient populaire il y a une espèce de respect pour le loup, une fierté d’avoir des loups dans le voisinage. Pendant des siècles, les hommes et les loups ont cohabité en se livrant une guérilla. Finalement, le lien entre eux c’était la chasse». (AFP)
Le loup évite l’homme mais peut occasionnellement devenir dangereux, selon François Terrasson, maître de conférence au Muséeum d’histoire naturelle de Paris. «Vous ne pouvez pas dire aux gens «les loups reviennent mais vous n’aurez aucun inconvénient»», poursuit-il. «Naturellement, les loups attaquent les troupeaux. En Turquie, les chiens de berger portent de gros colliers avec des pointes pour se défendre des loups, qui attaquent à la gorge, et l’on considère qu’il y a un taux de pertes inévitable», observe François Terrasson. En Espagne également, où il y a des loups, les troupeaux sont protégés par des chiens et des bergers sont présents en permanence. «Nos bergers ont changé. Ils ont l’habitude que les choses se passent trop bien, ils n’ont plus de réactions», estime le chercheur, spécialiste...