Rue Sursock, exposition de clichés de Norma Sfeir, intitulée «terre, femme, pierre»: photo-shop et «noirs et blancs» sur le thème de la femme; une trentaine de photographies travaillées, pour la plupart, sur ordinateur. «La photo, c’est autre chose que ces images sur lesquelles on passe rapidement en feuilletant un journal. C’est un art, un média, un merveilleux moyen de communication», dit-elle. Papier japonais, papier de riz, canevas ou toile, l’artiste n’hésite pas à varier les supports afin de «fixer les regards, de faire «durer» la photo». Les techniques sont également multiples: compositions , superpositions, laminage ou surimpression, ink-jet. Pourquoi la femme ? «Parce que je pense qu’à travers son regard, beaucoup de choses peuvent changer, positivement», répond-elle. «De plus, elle est mère, racines...». Après des études de cinéma à Paris, Norma Sfeir se lance dans les reportages et les films. «C’est à partir de là que j’ai découvert, au début des années 80, que la photo m’intéressait énormément. Après des cours spéciaux et une formation technique, j’ai commencé à photographier les tribus aux Philippines, puis la danse, au Bali, dans le cadre de mon travail de cinéaste», indique-t-elle. Ensuite, ce fut le désert de Mergouza, au Maroc, puis des clichés, glanés çà et là... «Je développais d’abord en noir et blanc, et cela me fascinait», se souvient-elle. «Toutefois, cela n’allait pas plus loin; je stockais mes photos sans chercher à en faire quelque chose». Langage Rentrée à Beyrouth il y a trois ans, Norma Sfeir se met à l’écriture, et à la photo. «Il me fallait une occupation. J’ai alors commencé à écrire». Un témoignage sur la femme, en prose poétique, qui sera publié bientôt. «Je me suis aussi consacrée à développer des photos que j’avais faites dans le temps». C’est alors qu’on l’invite à participer au «Mois de la photographie». «J’ai sauté sur l’occasion, car je trouve que c’est une heureuse initiative que de promouvoir la photo», dit-elle. Et de choisir la «photo-shop», une technique «très intéressante, qu’on utilise plutôt, en général, dans la publicité ou dans le commercial», précise-t-elle. Sur ordinateur, elle travaille la photo comme si c’était une peinture, la modifie, redessine certains contours, jette un rayon d’ombre ou de lumière, «jusqu’à parvenir à transmettre une chaleur, une profondeur. J’aime chercher, fouiller parmi les accessoires et les «services» que m’offre la machine, et arriver enfin à m’exprimer». Par ailleurs, Norma Sfeir présente des instantanés en noir et blanc. «Là encore, j’utilise pour le développement un papier spécial, assez épais, qui donne une profondeur de champ, une modulation», note-t-elle. Chevelure lumineuse, attitude dramatique, regard rêveur... Pour sa première exposition publique au Liban, Norma Sfeir dévoile une trentaine de clichés «féminins». Femme-bédouine, femme-adolescente, femme-nature, femme-désert, femme-mystère. «Le visuel a toujours été d’une importance capitale pour moi. Je ne peux pas m’empêcher, dans le paysage quotidien, de chercher des yeux le beau», conclut-elle. De capter les moments privilégiés d’harmonie naturelle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Rue Sursock, exposition de clichés de Norma Sfeir, intitulée «terre, femme, pierre»: photo-shop et «noirs et blancs» sur le thème de la femme; une trentaine de photographies travaillées, pour la plupart, sur ordinateur. «La photo, c’est autre chose que ces images sur lesquelles on passe rapidement en feuilletant un journal. C’est un art, un média, un merveilleux moyen de communication», dit-elle. Papier japonais, papier de riz, canevas ou toile, l’artiste n’hésite pas à varier les supports afin de «fixer les regards, de faire «durer» la photo». Les techniques sont également multiples: compositions , superpositions, laminage ou surimpression, ink-jet. Pourquoi la femme ? «Parce que je pense qu’à travers son regard, beaucoup de choses peuvent changer, positivement», répond-elle. «De plus, elle est mère,...