Ce gigantesque porte-avions, à quelque vingt-cinq kilomètres de l’île de Hong Kong, c’est le nouvel aéroport de l’ancienne colonie britannique, au nom qui claque comme un coup de fouet: Chek Lap Kok. Situé à l’embouchure de la rivière des Perles, l’ensemble est le plus cher du monde: il aura coûté 20 milliards de dollars. Chek Lap Kok a été aplanie et sa surface doublée pour y dérouler la piste de 3.800 mètres de long et installer les nouveaux bâtiments, dessinés par l’Anglais Sir William Foster. Il a fallu également construire le pont suspendu le plus long du monde et un nouveau tunnel sous le port de Hong Kong pour relier l’ensemble à la terre ferme. Jeudi, deux passagers prestigieux ont inauguré l’aire. A quelques heures d’intervalle, le président chinois Jiang Zemin a quitté Hong Kong tandis que le chef de l’Exécutif américain y atterrissait, bord d’Air Force One, à l’issue d’une visite d’une semaine en Chine (VOIR PAR AILLEURS). Le chassé-croisé présidentiel au sommet avait été parfaitement orchestré depuis des mois par les autorités de Hong Kong pour célébrer en fanfare l’ouverture de ce qui devait être le symbole du dynamisme et de l’optimisme du territoire, un an jour pour jour après son retour à la mère-patrie. Aucun expert n’avait cependant prévu, qu’entre-temps, Hong Kong subirait de plein fouet les retombées de la crise économique asiatique et que la bourse et l’immobilier de l’ancienne colonie britannique perdraient en quelques mois quarante pour cent de leur valeur. Le président chinois, venu à Hong Kong pour marquer le premier anniversaire du retour du territoire à la Chine, et le chef de l’Exécutif de Hong Kong, Tung Chee-hwa, ont pourtant affiché pendant trois jours un optimisme à toute épreuve, affirmant que les difficultés actuelles étaient passagères et que la croissance soutenue de l’immense Chine allait aider Hong Kong à sortir de la crise par le haut. «L’éclat de Hong Kong, perle de la Chine du Sud, ne pourra qu’être de plus en plus éblouissant», s’est enthousiasmé M. Jiang. La décision de construire le nouvel aéroport de Hong Kong avait été prise en 1989 par les anciennes autorités comme antidote au mouvement de panique qui avait saisi Hong Kong après l’écrasement sanglant du «printemps de Pékin». (AFP)
Ce gigantesque porte-avions, à quelque vingt-cinq kilomètres de l’île de Hong Kong, c’est le nouvel aéroport de l’ancienne colonie britannique, au nom qui claque comme un coup de fouet: Chek Lap Kok. Situé à l’embouchure de la rivière des Perles, l’ensemble est le plus cher du monde: il aura coûté 20 milliards de dollars. Chek Lap Kok a été aplanie et sa surface doublée pour y dérouler la piste de 3.800 mètres de long et installer les nouveaux bâtiments, dessinés par l’Anglais Sir William Foster. Il a fallu également construire le pont suspendu le plus long du monde et un nouveau tunnel sous le port de Hong Kong pour relier l’ensemble à la terre ferme. Jeudi, deux passagers prestigieux ont inauguré l’aire. A quelques heures d’intervalle, le président chinois Jiang Zemin a quitté Hong Kong tandis que...
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