L’attaquant Alessandro Del Piero, attendu comme l’étoile de la Squadra Azzurra, n’a pas encore brillé, mais la France ne perd rien pour attendre, vendredi au Stade de France en quarts de finale. Tel est le sentiment, voire la conviction, qui prédomine dans l’entourage de l’équipe italienne. «On parle beaucoup de Vieri et c’est juste. Je pense que ce sera le match de Del Piero», a déclaré mardi le sélectionneur Cesare Maldini. «Del Piero doit jouer», avait martelé le commissario tecnico dimanche, au lendemain de la victoire sur la Norvège (1-0) à Marseille et les trois occasions ratées par le joueur de la Juventus Turin. Meilleur buteur de la Ligue des champions (dix buts), Del Piero a des circonstances atténuantes. Blessé aux adducteurs droits lors de la finale de Ligue des champions contre le Real Madrid, le 20 mai à Amsterdam, il a failli regarder le Mondial à la télévision. Cesare Maldini a choisi de protéger son «joyau». Il lui a redonné la primauté face à l’Autriche, après que Roberto Baggio l’eut avantageusement remplacé durant sa convalescence et même marqué en fin de match contre l’équipe de Polster. Baggio, son aîné de presque huit ans, n’a pas fait d’histoire et a même renouvelé son acte d’allégeance: «Le pacte était clair quand le sélectionneur m’a appelé. Je suis le remplaçant de Del Piero. C’est l’Italie de Del Piero». Maldini, qui croit aux signes, espère refaire le «coup» de Paolo Rossi qui avait si bien réussi à son maître Enzo Bearzot, dont il était à l’époque l’adjoint, lors du Mondial espagnol de 1982. Evanescent durant les quatre premiers matches, Rossi avait «explosé» contre le Brésil (3-2), réalisant le coup de chapeau et mettant la Squadra sur l’orbite du titre. Et Del Piero? Il a reconnu ses torts contre la Norvège, mais reste «serein». Il s’exprime parfois à la troisième personne, autant pour partager l’avis général que prendre de la hauteur. «Je ne suis pas résigné à un rôle incolore. Mais je ne dois pas me mettre martel en tête, vouloir à tout prix marquer un but», explique-t-il. Alternant humilité et présomption — «je n’ai pas besoin de me rassurer» —, Del Piero et ses «pattes» stylisées a le profil d’un joueur de poker. A 23 ans, il a déjà beaucoup gagné: trois Championnats d’Italie, une Ligue des champions et une Coupe Intercontinentale, qu’il avait marquée de son sceau victorieux (1-0) contre River Plate en 1996. Mais, Pinturicchio (nom d’un peintre de la Renaissance dont l’a affublé l’avvocato Agnelli), a aussi la réputation d’avoir raté des rendez-vous capitaux. «C’est vrai que j’ai aussi perdu deux finales de Ligue des champions et une de Coupe de l’UEFA», admet-il. Et qu’il n’a jamais été décisif en équipe nationale. Pourtant, dans ses jours de veine, «Alè» a l’embarras des as. Lui qui, notamment, peint de si beaux coups-francs. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’attaquant Alessandro Del Piero, attendu comme l’étoile de la Squadra Azzurra, n’a pas encore brillé, mais la France ne perd rien pour attendre, vendredi au Stade de France en quarts de finale. Tel est le sentiment, voire la conviction, qui prédomine dans l’entourage de l’équipe italienne. «On parle beaucoup de Vieri et c’est juste. Je pense que ce sera le match de Del Piero», a déclaré mardi le sélectionneur Cesare Maldini. «Del Piero doit jouer», avait martelé le commissario tecnico dimanche, au lendemain de la victoire sur la Norvège (1-0) à Marseille et les trois occasions ratées par le joueur de la Juventus Turin. Meilleur buteur de la Ligue des champions (dix buts), Del Piero a des circonstances atténuantes. Blessé aux adducteurs droits lors de la finale de Ligue des champions contre le Real Madrid,...