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Actualités - Chronologie

Clinton à Shanghai : je pense que les changements continueront (photo)

Le président américain a dû faire face mardi à une deuxième séance de questions critiques en Chine à propos de sa défense de la notion des droits de l’homme, lors d’une table ronde avec des intellectuels chinois à la Bibliothèque de Shanghai. Autour du couple présidentiel se trouvaient un évêque catholique, Jin Luxian, qui a passé 27 ans en prison pour ses convictions religieuses, le sociologue Zuo Xuejin, un romancier, un président d’université, un juriste ou encore un physicien. «Cela a été un moment enrichissant et j’ai maintenant, je crois, une vision meilleure de ce qui se passe dans la Chine contemporaine», a estimé le président à l’issue de la discussion. Mgr Jin Luxian a déclaré au chef de l’Etat américain que le nombre de croyants augmentait fortement en Chine ces derniers temps. «En Chine, les différentes confessions religieuses font tout ce qu’elles peuvent pour élargir leur audience», a-t-il dit. «Et je ne pense pas qu’il y ait quelque moyen pour restreindre ces croyances et religions». Le sociologue Zuo Xuejin s’est inquiété de l’impact des fast-food sur la population chinoise. «La Chine connaît les Kentucky Fried Chicken et les McDonald’s et certains parents s’inquiètent du risque d’obésité». Les Chinois découvrent les Etats-Unis par le cinéma, a-t-il poursuivi. Mais les Américains devraient regarder davantage de films chinois pour connaître mieux la culture chinoise. «Je suis d’accord avec vous», a répondu Clinton. «En fait, j’ai vu certains films chinois qui sont d’une extraordinaire puissance. Je pense qu’il nous faudrait en connaître davantage». Bill Clinton a expliqué comment, selon lui, la Chine pourrait progresser plus rapidement, entre autres en respectant mieux les opposants et en développant les libertés individuelles. «Aux Etats-Unis, nous avons toujours tendance à croire que la libre expression d’un individu en matière politique ou religieuse mérite le plus grand respect», a répondu le président à ses interlocuteurs, qui lui reprochaient de formuler des demandes excessives à l’égard de la Chine. «Quelles que soient les différences, accorder plus de liberté d’expression religieuse et politique rend un pays plus puissant sur le long terme», a ajouté le président, contredisant la ligne officielle chinoise selon laquelle trop de liberté nuirait à la stabilité du pays. Les sept intellectuels qui étaient censés représenter l’avenir de Shanghai ont estimé que la conception occidentale des droits de l’homme ne pouvait être imposée à la Chine. «On ne saurait espérer qu’un pays aussi vaste que la Chine puisse observer le rythme de changement qui a été celui des Etats-Unis depuis deux siècles», a assuré l’économiste Zuo Xuejin. «J’aimerais que le président sache que la démocratie ne signifie pas que tout le monde a le droit de faire ce qu’il veut», a-t-il ajouté. Bill Clinton a estimé que l’histoire de la Chine l’avait rendue «hypersensible» face aux risques d’instabilité, au détriment des droits individuels. «Je pense que les changements continueront en Chine», a-t-il cependant pronostiqué. Lundi, le président américain avait déjà été passé sur le grill par les étudiants de l’Université de Pékin lors d’une séance de questions diffusée en direct à la télévision. Les étudiants avaient notamment accusé le président, «derrière son sourire, de cacher le secret dessein de vouloir contenir la Chine» et avaient critiqué les violations des droits de l’homme aux Etats-Unis. Bill Clinton est arrivé lundi soir à Shanghai, troisième étape de sa tournée de neuf jours en Chine après Xian et Pékin. Il doit quitter la capitale économique chinoise jeudi pour Guilin puis Hong Kong d’où il regagnera les Etats-Unis vendredi. (AFP)
Le président américain a dû faire face mardi à une deuxième séance de questions critiques en Chine à propos de sa défense de la notion des droits de l’homme, lors d’une table ronde avec des intellectuels chinois à la Bibliothèque de Shanghai. Autour du couple présidentiel se trouvaient un évêque catholique, Jin Luxian, qui a passé 27 ans en prison pour ses convictions religieuses, le sociologue Zuo Xuejin, un romancier, un président d’université, un juriste ou encore un physicien. «Cela a été un moment enrichissant et j’ai maintenant, je crois, une vision meilleure de ce qui se passe dans la Chine contemporaine», a estimé le président à l’issue de la discussion. Mgr Jin Luxian a déclaré au chef de l’Etat américain que le nombre de croyants augmentait fortement en Chine ces derniers temps. «En...