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Actualités - Conferences De Presse

Blatter : le football doit rester passion et émotion

«Oui à l’émotion et à la passion. Non à un football scientifique». Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), a clairement montré ses préférences à Paris quant à l’évolution du football à l’aube du troisième millénaire. «Il y aura nécessairement dans les années à venir une évolution dans les structures mais le jeu doit conserver sa spécificité. Le football, c’est l’émotion et la passion et non une science exacte», a indiqué Joseph Blatter, lors d’une conférence de presse au centre international des médias, au sujet de l’arbitrage durant le premier tour du Mondial et à éventuel recours à la vidéo dans le futur. Le nouveau président de la FIFA a insisté encore sur la professionnalisation des arbitres tout en leur délivrant un bon point pour les 48 premiers matches. «Laissez en paix les arbitres», a-t-il dit. «Ils (les arbitres) ont bien fait leur travail. Ils ont le même droit à l’erreur qu’un joueur qui rate un but ou un entraîneur qui effectue un mauvais choix. Simplement, il faut savoir perdre. Comme le théâtre, le football sera toujours la joie et la déception». Fête et spectacle Sepp Blatter a souligné que la FIFA avait reçu des courriers émanant de la Confédération africaine de football (CAF) et de l’association nationale camerounaise après l’élimination du Maroc et du Cameroun. «Ces questions seront soumises au nouveau Comité exécutif qui se réunira le 9 juillet à Paris, après examen de la Commission d’arbitrage et d’organisation de la FIFA, mais je préciserai que nous n’avons pas eu de réclamation officielle, donc que les résultats ne sont pas remis en cause». Après avoir rappelé sa satisfaction après les 48 premiers matches du Mondial, et souligné «l’ambiance de fête et le spectacle» produit par les 32 équipes, M. Blatter a rendu hommage aux autorités françaises pour juguler les problèmes de violence survenus à Marseille puis à Lens. «Je félicite et remercie le ministère de l’Intérieur pour les mesures qu’il a prises notamment lors des graves incidents de Marseille et ceux très, très graves survenus à Lens. Ces actes de terrorisme sont le reflet actuel de notre société et le fait de gens qui veulent se servir de la plate-forme médiatique que représente le football pour faire parler d’eux», a expliqué le président de la FIFA, confiant pour la seconde partie du Mondial et notamment le «match à risques» Argentine -Angleterre mardi à Saint-Etienne. L’Afrique en 2006? M. Blatter est revenu également sur le problème de la billetterie du Mondial, un feuilleton qui connaît des rebondissements quotidiennement. «On va revoir tout le système avec des spécialistes et on trouvera une solution, a-t-il dit. Mais on ne pourra jamais éliminer la tricherie». Le président de la FIFA a précisé que le Mondial-2002 organisé conjointement par la Corée du Sud et le Japon, rassemblerait 32 pays en phase finale comme actuellement en France. «C’est le maximum que nous pouvons accueillir», a-t-il dit. Il a précisé aussi que si les conditions politiques étaient réunies, il ne serait pas opposé à ce que des rencontres aient lieu en Corée du Nord en 2002. Concernant la Coupe du monde 2006, enfin, qui sera attribuée en l’an 2000, M. Blatter a précisé que l’Allemagne et l’Angleterre ne devaient pas être pénalisés par les exactions de certains de leurs supporteurs. Mais il a surtout plaidé pour la rotation et la possibilité pour l’Afrique d’accueillir «si les conditions étaient réunies» la Coupe du monde en 2006. Quatre pays sont intéressés: le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Egypte.
«Oui à l’émotion et à la passion. Non à un football scientifique». Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), a clairement montré ses préférences à Paris quant à l’évolution du football à l’aube du troisième millénaire. «Il y aura nécessairement dans les années à venir une évolution dans les structures mais le jeu doit conserver sa spécificité. Le football, c’est l’émotion et la passion et non une science exacte», a indiqué Joseph Blatter, lors d’une conférence de presse au centre international des médias, au sujet de l’arbitrage durant le premier tour du Mondial et à éventuel recours à la vidéo dans le futur. Le nouveau président de la FIFA a insisté encore sur la professionnalisation des arbitres tout en leur délivrant un bon point pour les 48...