Avant de quitter Beyrouth, M. Andrew Robinson, coordinateur spécial du ministère canadien des Affaires étrangères pour le processus de paix, et dont le pays préside le groupe de travail sur les réfugiés créé à l’issue de la conférence de Madrid, a déclaré hier que «rien ne se prépare en coulisses pour l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. Le Canada est incapable de nuire aux intérêts du Liban dans le contexte du dossier des réfugiés palestiniens». Dans une interview accordée à l’Agence nationale d’information (ANI) M. Robinson, qui a visité cinq camps de réfugiés palestiniens au cours de son séjour au Liban, a déclaré qu’il avait été «obligé de modifier le programme de sa visite mercredi dernier pour être reçu par le président du Conseil, M. Rafic Hariri». «Au cours de ma prochaine tournée, a-t-il poursuivi, je visiterais d’autres camps et je poursuivrai mes pourparlers avec le gouvernement libanais». Evoquant ses contacts avec les responsables libanais, il a souligné que «le gouvernement libanais encourage les efforts déployés par la communauté internationale qui œuvre à améliorer la condition des réfugiés». «Il faut, a-t-il ajouté, prendre en considération également la situation libanaise qui est différente des autres pays». A la question de savoir s’il a discuté avec les responsables libanais le sujet de l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban, le coordonnateur canadian a précisé que «ce sujet n’a pas été évoqué» rappelant que «le groupe de travail sur les réfugiés œuvre à améliorer la situation économique des Palestiniens. Notre groupe encourage les négociations bilatérales. C’est au cours de ces négociations que le dossier des réfugiés doit être traité entre les parties concernées». Et de souligner qu’il «faut trouver les solutions à travers des négociations directes. La communauté internationale n’a pas des réponses toutes prêtes à ce sujet». Comment le problème des réfugiés palestiniens sera donc résolu? M. Robinson a déclaré: «Nous souhaitons que la dernière étape des négociations commence bientôt. Quand les bilatérales entre le Liban et Israël et entre la Syrie et Israël seront entamées, bientôt je l’espère, les parties concernées, qui doivent elles-mêmes trouver les solutions, parviendront à une solution globale». Apaisant les craintes des Libanais sur une éventuelle implantation, le coordinateur canadien a noté que rien ne se prépare en coulisses pour l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. Et de souligner en conclusion que «le Canada et le Liban sont des pays amis. Notre pays comprend les appréhensions des Libanais. Le Canada, où vit une importante colonie libanaise, est incapable de nuire à vos intérêts». Rappelons que M. Robinson, qui est arrivé lundi soir au Liban, a inspecté au cours de sa visite cinq camps de réfugiés palestiniens: Beddawi, Nahr el-Bared, Chatila, Bourj el-Chemali et Rachidié. Il a rencontré le président du Conseil, M. Rafic Hariri, ainsi que le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, M. Zafer el-Hassan et le directeur général des Affaires des réfugiés au ministère de l’Intérieur, M. Khalil Chataoui. Il s’est également réuni avec des responsables de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient (UNRWA).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avant de quitter Beyrouth, M. Andrew Robinson, coordinateur spécial du ministère canadien des Affaires étrangères pour le processus de paix, et dont le pays préside le groupe de travail sur les réfugiés créé à l’issue de la conférence de Madrid, a déclaré hier que «rien ne se prépare en coulisses pour l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. Le Canada est incapable de nuire aux intérêts du Liban dans le contexte du dossier des réfugiés palestiniens». Dans une interview accordée à l’Agence nationale d’information (ANI) M. Robinson, qui a visité cinq camps de réfugiés palestiniens au cours de son séjour au Liban, a déclaré qu’il avait été «obligé de modifier le programme de sa visite mercredi dernier pour être reçu par le président du Conseil, M. Rafic Hariri». «Au cours de ma...