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Actualités - Chronologie

Coup d'envoi aujourd'hui de la campagne électorale au Cambodge

Après des mois d’incertitude, la campagne électorale démarre officiellement jeudi au Cambodge, avec la bénédiction de la communauté internationale mais dans un climat politique à haut risque. Trente-neuf partis, soit 19 de plus que lors des dernières législatives de mai 1993, se disputeront les 122 sièges de députés le 26 juillet. Mais trois formations seulement font figures de favoris: le Parti du peuple cambodgien (PPC) de l’homme fort du régime, Hun Sen, et pour l’opposition, le FUNCINPEC du co-premier ministre déchu, le prince Norodom Ranariddh, et le parti de l’ex-ministre des Finances, Sam Rainsy. M. Rainsy menace de boycotter le scrutin dont le résultat est, selon lui, joué d’avance en faveur de Hun Sen. La communauté internationale — représentée par le groupe dit des «Amis du Cambodge», soit les principaux pays donateurs, et l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) — a donné comme prévu son aval à la tenue des élections. Mardi, l’Union européenne (UE), qui apporte la principale contribution financière à l’organisation du scrutin (11,5 millions de dollars), s’est déclarée satisfaite des préparatifs techniques, qualifiant de «positive» la procédure d’enregistrement électorale. 5,3 millions de Cambodgiens, soit 98,3% de l’électorat, ont reçu une carte d’électeur. Toutefois, la communauté internationale n’a pas donné un chèque en blanc au second premier ministre Hun Sen. Elle a assorti son feu vert de fortes recommandations aux autorités de Phnom Penh pour que les élections soient «libres et équitables». Parmi ses soucis, figurent le secret du vote, l’accès impartial aux médias, la liberté de manifestation et la sécurité des observateurs. 500 observateurs internationaux seront chargés de contrôler le bon déroulement du scrutin. De son côté, la France, qui fait partie des «Amis du Cambodge» et enverra des observateurs, a souhaité «la participation active de l’opposition» au scrutin. La communauté internationale a exhorté le gouvernement cambodgien à empêcher toute forme d’intimidation pendant la campagne, et a réitéré sa «sérieuse préoccupation» à propos des exécutions sommaires «passées et présentes». Le centre de l’ONU pour les droits de l’homme à Phnom Penh a recensé une centaine d’assassinats politiques — pour la plupart de partisans de l’opposition royaliste — depuis l’éviction violente du prince Ranariddh du pouvoir en juillet 1997. Le FUNCINPEC (royaliste) avait remporté les élections de 1993 — organisées sous les auspices de l’ONU — mais avait dû partager ensuite le pouvoir avec le PPC. «Nous attendons tous de voir ce qui va arriver», dit un diplomate occidental en poste à Phnom Penh. «Nous souhaitons le meilleur mais nous craignons le pire, même si le pire n’est dans l’intérêt de personne», souligne-t-il. «Il est dans l’intérêt de tous les partis d’empêcher intimidation et violence qui affecteraient non seulement le climat des élections mais également l’avenir du Cambodge», renchérit Sven Linder, ancien ambassadeur suédois et responsable de la mission des observateurs de l’UE. (AFP)
Après des mois d’incertitude, la campagne électorale démarre officiellement jeudi au Cambodge, avec la bénédiction de la communauté internationale mais dans un climat politique à haut risque. Trente-neuf partis, soit 19 de plus que lors des dernières législatives de mai 1993, se disputeront les 122 sièges de députés le 26 juillet. Mais trois formations seulement font figures de favoris: le Parti du peuple cambodgien (PPC) de l’homme fort du régime, Hun Sen, et pour l’opposition, le FUNCINPEC du co-premier ministre déchu, le prince Norodom Ranariddh, et le parti de l’ex-ministre des Finances, Sam Rainsy. M. Rainsy menace de boycotter le scrutin dont le résultat est, selon lui, joué d’avance en faveur de Hun Sen. La communauté internationale — représentée par le groupe dit des «Amis du Cambodge», soit les...