Les Palestiniens tirent la sonnette d’alarme avec de plus en plus d’insistance face au blocage du processus de paix et mettent en garde contre une possible explosion de violences si l’impasse persistait. La poursuite par Israël des destructions de maisons palestiniennes, des confiscations de terre et de la colonisation, ainsi que le renforcement de l’emprise israélienne sur Jérusalem sont, pour les dirigeants palestiniens, autant de provocations destinées à pousser à bout leur population. «Les dernières actions (du premier ministre Benjamin) Netanyahu constituent une déclaration de guerre», affirme le principal dirigeant palestinien de Jérusalem-Est, M. Fayçal Husseini. «Les méthodes politiques, qui sont nécessaires, ne sont plus suffisantes pour le stopper», dit-il avec pessimisme. «Le processus de paix est mort entre les mains de M. Netanyahu. Les Palestiniens doivent préparer l’opinion publique arabe et internationale à l’explosion à laquelle cela peut conduire et, en même temps, ils doivent s’y préparer eux-mêmes», ajoute M. Husseini. Des responsables palestiniens soulignent qu’Israël sape les capacités de l’Autorité palestinienne, qui a fondé sa politique sur la poursuite du processus de paix, à contrôler la rue. «Les citoyens palestiniens ont de moins en moins confiance dans la capacité de l’Autorité palestinienne à faire face à la politique bornée et arrogante de M. Netanyahu», affirme M. Hassan Asfour, l’un des principaux négociateurs avec Israël. «De ce fait, la capacité de l’Autorité à contrôler la situation est très limitée», explique-t-il. Pour M. Asfour, «tous les éléments d’une explosion populaire sont en place. Elle pourrait maintenant se produire n’importe quand, et pour une raison des plus futiles». Dans un communiqué publié mardi, le Conseil législatif palestinien a fait valoir de même «le sérieux de la situation et la possibilité qu’une explosion survienne à tout moment». Les députés ont demandé à l’Autorité palestinienne présidée par M. Yasser Arafat de «revoir de fond en comble le statut des négociations avec le gouvernement israélien». «Les Palestiniens ne peuvent pas continuer à se fier à un accord (d’autonomie) que le gouvernement israélien sape chaque jour», selon les députés. Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont bloquées depuis plus de quinze mois, malgré les efforts déployés par les Etats-Unis pour les relancer. Les Américains ont demandé à Israël, en vain, d’évacuer 13% de la Cisjordanie, afin de créer les conditions d’un déblocage du processus. Un haut responsable de la sécurité palestinienne, dont les fonctions incluent le suivi de l’opinion publique, souligne que «les Palestiniens se demandent quel est l’intérêt de continuer ce jeu». «Les slogans du Hamas et des autres groupes d’opposition sont de plus en plus populaires, ce qui met l’Autorité dans une position très difficile», dit-il sous le couvert de l’anonymat. Selon le haut responsable de la sécurité, «l’opinion publique exerce une forte pression sur l’Autorité pour qu’elle prenne des mesures radicales contre la politique israélienne». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Palestiniens tirent la sonnette d’alarme avec de plus en plus d’insistance face au blocage du processus de paix et mettent en garde contre une possible explosion de violences si l’impasse persistait. La poursuite par Israël des destructions de maisons palestiniennes, des confiscations de terre et de la colonisation, ainsi que le renforcement de l’emprise israélienne sur Jérusalem sont, pour les dirigeants palestiniens, autant de provocations destinées à pousser à bout leur population. «Les dernières actions (du premier ministre Benjamin) Netanyahu constituent une déclaration de guerre», affirme le principal dirigeant palestinien de Jérusalem-Est, M. Fayçal Husseini. «Les méthodes politiques, qui sont nécessaires, ne sont plus suffisantes pour le stopper», dit-il avec pessimisme. «Le processus de paix est...