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Actualités - Chronologie

Les empreintes d'Eve au Musée

Les paléontologues sud-africains ont poussé un soupir de soulagement mardi quand les plus vieilles empreintes humaines du monde ont été excavées sans dommage avec l’aide d’un hélicoptère depuis leur site d’origine, sur le lagon Langebaan (ouest du pays). Les chercheurs ont décidé de transférer au musée du Cap ce fossile vieux d’environ 117.000 ans baptisé «Les empreintes d’Eve», pour le protéger contre les vandales et contre les érosions liées aux intempéries. «C’est la première fois qu’un hélicoptère est utilisé pour une excavation, l’opération était périlleuse car la roche est très sableuse», a déclaré Otto von Kaschke, responsable du parc national de la côte ouest où le fossile a été trouvé. «Nul n’a jamais travaillé une dune rocheuse si fragile», a souligné le coordinateur du projet, le géologue Mike van Weiringen. Pour l’opération, il a fallu faire appel à un spécialiste britannique. La découverte des fossiles avait été annoncée en 1997 par Dave Roberts, géologue membre du conseil d’Afrique du Sud pour la géoscience et par le paléo-anthropologue Lee Berger, qui espèrent trouver d’autres empreintes sur le site. Selon eux, les empreintes de pieds ont vraisemblablement été laissées par une femme, qui pourrait être très proche d’Eve, l’ancêtre génétique unique de tous les hommes modernes que recherchent les scientifiques. Vendredi, l’équipe technique a commencé par consolider la roche poreuse dans laquelle sont imprimées les marques de pied. De la résine a été infiltrée et séchée, la roche a été découpée avec une foreuse spéciale équipée d’une pointe de diamant. Puis, le tout a été placé dans un container d’aluminium. L’hélicoptère qui opérait à la verticale du site a déposé le fragment de roche, d’un poids total de 350 kilos, à quelques centaines de mètres. Après un dernier contrôle, le précieux chargement sera transporté par la route, 80 kilomètres plus au sud-est, jusqu’au musée sud-africain du Cap. Les autorités ont décidé de ne pas conserver les empreintes de Langebaan in situ, à cause de l’érosion naturelle mais surtout à cause de ceux qui s’amusent à graver des graffiti dans la roche et à mettre leurs propres pieds dans les traces d’Eve. «Les vandales qui n’avaient aucune idée de leur valeur pour l’héritage du monde sont en fait responsables de leur déplacement», a affirmé Janette Deacon, archéologue au Conseil des monuments nationaux, chargée de la préservation du fossile. «Nous devions nous assurer qu’elles survivraient pour les générations futures», a-t-elle dit. Une copie du fossile doit être installée sur le site. (AFP)
Les paléontologues sud-africains ont poussé un soupir de soulagement mardi quand les plus vieilles empreintes humaines du monde ont été excavées sans dommage avec l’aide d’un hélicoptère depuis leur site d’origine, sur le lagon Langebaan (ouest du pays). Les chercheurs ont décidé de transférer au musée du Cap ce fossile vieux d’environ 117.000 ans baptisé «Les empreintes d’Eve», pour le protéger contre les vandales et contre les érosions liées aux intempéries. «C’est la première fois qu’un hélicoptère est utilisé pour une excavation, l’opération était périlleuse car la roche est très sableuse», a déclaré Otto von Kaschke, responsable du parc national de la côte ouest où le fossile a été trouvé. «Nul n’a jamais travaillé une dune rocheuse si fragile», a souligné le coordinateur du...