Le Bug de l'an 2000, un danger pour les hôpitaux britanniques
le 24 juin 1998 à 00h00
Les administrations locales et les hôpitaux britanniques sont en retard dans la «lutte contre le bug de l’an 2000», et personne ne sait à combien se montera l’addition pour y faire face, a estimé un comité ad hoc. «Ne rien faire n’est pas envisageable. Des mesures sont nécessaires pour éviter de perdre le contrôle», a ajouté la commission gouvernementale d’audit, qui a enquêté dans des dizaines d’hôpitaux, services administratifs, commissariats de police ou encore casernes de pompiers, à 400 jours de la date fatidique. La commission précise que le risque que les ordinateurs ne reconnaissent pas la date de l’an 2000 ne touche pas seulement les systèmes informatiques, mais tous les appareils utilisés dans la vie de tous les jours qui fonctionnent avec des microprocesseurs. Le rapport donne froid dans le dos quand il évoque un scénario possible dans un hôpital: les respirateurs artificiels s’arrêtent, les appareils de mesures sont en panne, les anesthésistes sont privés d’équipement, les ascenseurs ne fonctionnent plus et les logiciels de comptabilité se brouillent depuis le début de l’année financière, le 1er avril 1999. Moins d’un tiers des services inspectés avaient sérieusement programmé une stratégie d’adaptation de leur matériel informatique, et au moins 10% n’envisageaient rien d’autre qu’une réaction au cas où les choses tournent vraiment mal. Sans s’avancer sur le coût des adaptations nécessaires, les auteurs du rapport estiment que le Service national de la santé devra dégager au moins 330 millions de livres (554,4 millions de dollars) sur son chiffre d’affaires — de 12 milliards de livres (20 milliards de dollars) — pour préparer ses hôpitaux à l’an 2000. (Reuters)
Les administrations locales et les hôpitaux britanniques sont en retard dans la «lutte contre le bug de l’an 2000», et personne ne sait à combien se montera l’addition pour y faire face, a estimé un comité ad hoc. «Ne rien faire n’est pas envisageable. Des mesures sont nécessaires pour éviter de perdre le contrôle», a ajouté la commission gouvernementale d’audit, qui a enquêté dans des dizaines d’hôpitaux, services administratifs, commissariats de police ou encore casernes de pompiers, à 400 jours de la date fatidique. La commission précise que le risque que les ordinateurs ne reconnaissent pas la date de l’an 2000 ne touche pas seulement les systèmes informatiques, mais tous les appareils utilisés dans la vie de tous les jours qui fonctionnent avec des microprocesseurs. Le rapport donne froid dans le dos...
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