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Actualités - Chronologie

Angleterre-Argentine, la revanche (photos)

L’Angleterre aborde avec une grande motivation son huitième de finale contre l’Argentine mardi soir, certainement le match phare du deuxième tour du Mondial 98, mais il lui faudra se méfier d’une équipe dont les qualités ont impressionné depuis le début de la compétition. Anglais et Argentins ne s’étaient plus affrontés en Coupe du monde depuis le quart de finale de 1986 entaché par la «main de Dieu» de Diego Maradona et, comme le dit l’entraîneur Glenn Hoddle, la rencontre de Saint-Etienne est l’occasion rêvée de «rétablir l’équilibre». Evitant de parler de «revanche», Hoddle — qui fut de l’équipe anglaise battue à Mexico — assure que son seul objectif est de retrouver les Pays-Bas ou la Yougoslavie en quart de finale. Et il juge cet objectif à portée, compte tenu de la confiance de son groupe après la belle victoire contre un autre représentant sud-américain, la Colombie, vendredi à Lens. «Nous nous sentons très bien. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas battre l’Argentine et aller jusqu’au bout», dit-il. «Je crois que les joueurs sont ravis d’avoir à disputer ce match, ils sont prêts. Nous respecterons l’adversaire mais ne les craindrons pas». L’histoire conforte la confiance des Anglais. En dix rencontres, souvent agitées, l’Argentine ne l’a emporté que deux fois. Mais l’équipe de Daniel Passarelle a montré qu’elle était d’une autre trempe que la Colombie. Les Argentins ont non seulement remporté leurs trois matches du groupe H, alors que l’Angleterre s’inclinait sans gloire contre la Roumanie dans le groupe G, mais ils l’ont fait sans encaisser un seul but. Batigol à l’attaque L’Argentine n’a d’ailleurs pas encaissé de buts lors de ses huit derniers matches internationaux, parmi lesquels un match de préparation remporté 1-0 au Brésil — la première victoire des Argentins sur leurs rivaux brésiliens depuis 28 ans. Sur ces huit rencontres, les doubles champions du monde ont marqué 18 buts, la plupart étant l’œuvre de l’attaquant Gabriel Batistuta qui a déjà trouvé le chemin des filets à quatre reprises au Mondial 98.«Batigol», convoité par plusieurs clubs anglais, a réussi un coup du chapeau contre la Jamaïque et a marqué huit buts lors de ses sept derniers matches de phase finale — quatre à la World Cup 94 et quatre en France. En 64 sélections, le buteur argentin a marqué à 47 reprises, un record national qui lui vaut l’admiration de son vis-à-vis anglais Alan Shearer. «Il suffit de voir son record, ça dit tout», commente le capitaine anglais. «Il est fort, grand et puissant, c’est un très bon finisseur au sein d’une équipe exceptionnelle». Pour gagner, reconnaît Shearer, l’Angleterre devra «resserrer le jeu» car elle a «les munitions à l’autre bout du terrain». Le milieu de terrain argentin Juan Veron estime qu’il y a une différence de poids entre les deux équipes — la défense anglaise est très inférieure à celle de l’Argentine. «Les Anglais ont beaucoup de points forts et de bons joueurs», note-t-il. «Mais ils ont un point faible en défense — ils sont forts sur le jeu aérien mais pas sur les ballons au sol et nous devrons exploiter cette faille». L’attaquant Teddy Sheringham, qui avait cédé sa place au jeune prodige Michael Owen, 18 ans, contre la Colombie, devrait rester sur le banc à moins que Hoddle décide de changer une équipe qui gagne. Côté argentin, la défenseur Roberto Sensini reste indisponible pour blessure. Equipes probables: Angleterre: 1-David Seaman; 12-Gary Neville, 5-Tony Adams, 2-Sol Campbell; 14-Darren Anderton, 7-David Beckham, 4-Paul Ince, 16-Paul Scholes, 3-Graeme Le Saux; 20-Michael Owen, 9-Alan Shearer; Argentine: 1-Roa Carlos; 14-Nelson Vivas, 2-Roberto Ayala, 3-Jose Chamot; 22-Javier Zanetti, 5-Matias Almeyda, 11-Juan Veron, 10-Ariel Ortega, 8-Diego Simeone; 9-Gabriel Batistuta, 7-Claudio Lopez.
L’Angleterre aborde avec une grande motivation son huitième de finale contre l’Argentine mardi soir, certainement le match phare du deuxième tour du Mondial 98, mais il lui faudra se méfier d’une équipe dont les qualités ont impressionné depuis le début de la compétition. Anglais et Argentins ne s’étaient plus affrontés en Coupe du monde depuis le quart de finale de 1986 entaché par la «main de Dieu» de Diego Maradona et, comme le dit l’entraîneur Glenn Hoddle, la rencontre de Saint-Etienne est l’occasion rêvée de «rétablir l’équilibre». Evitant de parler de «revanche», Hoddle — qui fut de l’équipe anglaise battue à Mexico — assure que son seul objectif est de retrouver les Pays-Bas ou la Yougoslavie en quart de finale. Et il juge cet objectif à portée, compte tenu de la confiance de son...