Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Arabie Séoudite limoge Parreira (photo)

Le Brésilien Carlos Alberto Parreira durant une conférence de presse au 2e jour de la Coupe du monde. (Téléphoto AFP) La Fédération séoudienne de football a limogé l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira après les deux défaites de la sélection en Coupe du monde et a demandé à son successeur Mohamad al-Kharashi de tout faire pour sauver l’honneur lors du dernier match. Pour Parreira, il s’agit d’un dur retour sur terre. En 1994, il avait dirigé l’équipe brésilienne championne du monde. Mais pour l’Arabie Séoudite, qui avait franchi le premier tour en 1994, l’élimination prématurée de cette année constitue un déshonneur national. Les autorités nationales avaient fixé comme objectif une qualification pour les quarts de finale. Mais défaite par le Danemark 1-0 puis par la France 4-0, la sélection a fortement déçu et veut se racheter contre l’Afrique du Sud lors de son dernier match du groupe C le 24 juin. «Nous avons nommé un Séoudien pour remplacer Parreira. Il doit tout faire pour gagner le dernier match», a déclaré à Reuters un membre de la délégation séoudienne. Mohammad al-Kharashi, qui était adjoint, devient le 10e entraîneur de l’Arabie Séoudite en trois ans. Le bureau de la Fédération séoudiennes de football s’est réuni d’urgence à Paris dans la nuit de vendredi à samedi. Après avoir limogé Parreira, il a présenté ses excuses aux supporters séoudiens, arabes et musulmans pour «ne pas avoir comblé ses espoirs et ses aspirations et prié Dieu pour que ses aspirations soient comblées à l’avenir». La Fédération a décidé de mettre en place une commission chargée d’enquêter sur les causes de la piètre performance. Carlos Alberto Parreira doit partir ainsi dans les pires conditions. Immédiatement remplacé, il ne pourra même pas assister à la dernière rencontre de son équipe. Globe-trotter, il est le seul à avoir conduit, avec l’entraîneur d’origine yougoslave Bora Milutinovic (qui dirige le Nigeria cette année), quatre équipes en phase finale de la Coupe du monde. En dehors du Brésil et de l’Arabie Séoudite, il a entraîné les sélections du Koweït et des Emirats arabes unis. Mais sous sa direction, seul le Brésil a franchi le premier tour. Ancien médecin Et même lorsqu’il dirigea la seleçao jusqu’à un quatrième titre mondial, Carlos Alberto Parreira avait suscité de nombreuses critiques, de nombreuses voix s’élevant au Brésil pour dénoncer la médiocre qualité du jeu. L’homme, qui n’a jamais été footballeur professionnel, a débuté comme médecin de la fabuleuse équipe brésilienne qui remporta son troisième titre en 1970. Après avoir vécu de l’intérieur l’aventure de Pelé et de ses camarades, il décida de devenir entraîneur au Ghana avant de partir pour le Moyen-Orient. Il conduisit le Koweït en phase finale de la Coupe du monde et se vit crédité du match nul obtenu face à la Tchécoslovaquie. En 1983, il obtint pour la première fois le poste de sélectionneur du Brésil mais l’expérience prit fin au bout d’une année. Le poste est probablement le plus exposé de la planète foot, chaque Brésilien étant un sélectionneur potentiel. En 1990, il dirigea l’équipe des Emirats arabes unis au Mondiale italien après que son proche ami Mario Zagallo — aujourd’hui sélectionneur du Brésil — eut été limogé à la suite d’une querelle au sujet de ses émoluments. Il revint au Brésil en 1991 pour prendre la succession de Falcao, limogé. Après le titre mondial de 1994, il reprit sa valise, entraînant successivement Valence en Espagne, Sao Paulo au Brésil et les MetroStars aux Etats-Unis. En décembre dernier, il fut embauché par l’Arabie Séoudite avec pour objectif de renouveler l’exploit de 1994. Son contrat d’un an aurait été d’un montant de trois millions de dollars mais les autorités séoudiennes n’ont pas voulu confirmer ce chiffre. Aux Etats-Unis, les Séoudiens avaient battu la Belgique et le Maroc pour se qualifier pour le deuxième tour. Cette année, non seulement les Séoudiens n’ont inscrit aucun but mais ils ont montré un jeu frileux bien loin de ce qu’on attendait d’eux. Ils n’ont pas justifié une seule fois le surnom de «Brésiliens du désert» qu’ils s’attribuent volontiers. Parreira devrait se montrer philosophe après son limogeage. Bien avant le début de la compétition, il déclarait: «Tout le monde devient fou avec cette Coupe du monde». (AFP)
Le Brésilien Carlos Alberto Parreira durant une conférence de presse au 2e jour de la Coupe du monde. (Téléphoto AFP) La Fédération séoudienne de football a limogé l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira après les deux défaites de la sélection en Coupe du monde et a demandé à son successeur Mohamad al-Kharashi de tout faire pour sauver l’honneur lors du dernier match. Pour Parreira, il s’agit d’un dur retour sur terre. En 1994, il avait dirigé l’équipe brésilienne championne du monde. Mais pour l’Arabie Séoudite, qui avait franchi le premier tour en 1994, l’élimination prématurée de cette année constitue un déshonneur national. Les autorités nationales avaient fixé comme objectif une qualification pour les quarts de finale. Mais défaite par le Danemark 1-0 puis par la France 4-0, la...