Présidentielle serrée en Colombie entre un libéral et un conservateur
le 19 juin 1998 à 00h00
Deux vieux routiers de la politique colombienne, le libéral Horacio Serpa et le conservateur Andres Pastrana, se livreront dimanche un duel à couteaux tirés pour assumer pendant quatre ans la présidence du pays le «plus violent du monde en temps de paix». Les deux candidats étaient arrivés le 31 mai, avec une différence de moins de 40.000 voix sur 20,7 millions d’électeurs en faveur de M. Serpa, à se qualifier pour le deuxième tour de la présidentielle, écrasant 11 autres postulants. Les vainqueurs ont présenté avant et après le premier tour un programme de gouvernement à peu près similaire dont le principal thème incontournable est: «comment ramener la paix» dans une nation de 38 millions d’habitants qui n’est pourtant menacée par aucun ennemi extérieur et qui n’a aucun réel problème religieux, racial, linguistique ou culturel, ou même d’immigration. Cette violence fait 32.000 morts par an, soit «en une seule année dix fois le conflit d’Irlande du Nord en 30 ans», a rappelé un diplomate étranger. Les guérillas des «Forces armées révolutionnaires de Colombie» (FARC, communistes) et de «l’Armée de libération nationale» (ELN, guévariste) qui mènent depuis 36 ans un combat sans fin contre les «injustices» sociales, tout en kidnappant ou tuant sans discrimination des civils, dont des femmes et des enfants, ont proposé une fois de plus des «discussions de paix». M. Serpa, qui a été ministre de l’Intérieur du président sortant Ernesto Samper et qui affirme qu’il saura «comment parler à la guérilla», tout comme le conservateur Pastrana, se sont empressés mardi de se plier à toute exigence de l’ELN. Pour commencer, celle-ci s’est déclarée «prête à parler avec le vainqueur dans une région démilitarisée au préalable». (AFP)
Deux vieux routiers de la politique colombienne, le libéral Horacio Serpa et le conservateur Andres Pastrana, se livreront dimanche un duel à couteaux tirés pour assumer pendant quatre ans la présidence du pays le «plus violent du monde en temps de paix». Les deux candidats étaient arrivés le 31 mai, avec une différence de moins de 40.000 voix sur 20,7 millions d’électeurs en faveur de M. Serpa, à se qualifier pour le deuxième tour de la présidentielle, écrasant 11 autres postulants. Les vainqueurs ont présenté avant et après le premier tour un programme de gouvernement à peu près similaire dont le principal thème incontournable est: «comment ramener la paix» dans une nation de 38 millions d’habitants qui n’est pourtant menacée par aucun ennemi extérieur et qui n’a aucun réel problème religieux, racial,...
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