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Actualités - Chronologie

Spéléorient : un troisième numéro (photos)

Dix-huit cavités dont 11 nouvelles y sont décrites enrichissant l’inventaire déjà riche des grottes et gouffres du Liban. Certaines de ces cavités méritent une attention particulière, à savoir le gouffre de Kattîne Azar, la carrière souterraine de l’époque romaine du collège St-Séverius à Mousseitbé, et les deux gouffres dans lesquels ont été jetés des mines antipersonnel, grenades à manchon et matériel de guerre divers. Kattîne Azar a requis la présence et la collaboration de nombreux spéléologues. Profond de 535 mètres et se développant sur près de quatre kilomètres, le gouffre recèle dans le fond un cours d’eau souterrain dont le débit est estimé à 8000m3/ jour à l’étiage. L’ALES, en étroite collaboration avec le Spéléo-Club du Liban, a, au mois de septembre 1997, réalisé une coloration à l’uranine de ce cours d’eau qui réapparut deux semaines plus tard au Fouar Antélias. Une équipe suisse dirigée par Gérald Favre (coéquipier de Nicolas Hulot d’Ushuaia) a participé à l’expédition en tentant de forcer le siphon terminal. Exploré sur une profondeur de 40 mètres, ce réservoir d’eau n’a pu livrer le secret menant à ce réseau. Quoi qu’il en soit, les Suisses ont ramené une belle séquence filmée qui prouve indiscutablement la présence du cours souterrain. Parallèlement, une topographie a été réalisée par l’un des rares géomètres spéléologues, le Français Paul Courbon accompagné de Hervé Tainton afin de repérer dès la surface l’emplacement idéal d’un forage qui permettrait le pompage de cette eau destinée à alimenter le Haut Metn. Ces découvertes souterraines, qu’elles soient d’ordre hydrologique, archéologique ou touristique, restent l’apanage de groupes privés (dûment enregistrés) non subventionnés par l’Etat libanais ou par les ministères concernés, et qui ne subsistent que grâce à leurs propres cotisations ou à des donations qu’il faut toujours quémander. Faut-il rappeler que la vie de chaque spéléologue est rattachée à son propre matériel d’exploration et à celui du matériel collectif, pour les puits souvent profonds (180 mètres de verticale pour le dernier puit de Kattîne Azar). Ce matériel s’use, il faut le remplacer, or souvent les moyens financiers manquent, c’est alors l’arrêt des activités et peut-être la disparition d’un groupe spéléologique. Des activités extra-muros ont eu lieu en 1997. Le tandem ALES-SCL a participé à une expédition internationale au Maroc dans le fameux gouffre de Win-Timdouine, suivie d’une participation massive au 12e congrès internationale de spéléo-secours en France, ceci bien entendu à leurs propres frais.
Dix-huit cavités dont 11 nouvelles y sont décrites enrichissant l’inventaire déjà riche des grottes et gouffres du Liban. Certaines de ces cavités méritent une attention particulière, à savoir le gouffre de Kattîne Azar, la carrière souterraine de l’époque romaine du collège St-Séverius à Mousseitbé, et les deux gouffres dans lesquels ont été jetés des mines antipersonnel, grenades à manchon et matériel de guerre divers. Kattîne Azar a requis la présence et la collaboration de nombreux spéléologues. Profond de 535 mètres et se développant sur près de quatre kilomètres, le gouffre recèle dans le fond un cours d’eau souterrain dont le débit est estimé à 8000m3/ jour à l’étiage. L’ALES, en étroite collaboration avec le Spéléo-Club du Liban, a, au mois de septembre 1997, réalisé une coloration...