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Actualités - Communiques Et Declarations

Védrine : politique française inchangée

La politique française à l’égard de la Turquie «n’a pas changé», a assuré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, après l’adoption par l’Assemblée française d’une loi reconnaissant le «génocide arménien», dans un entretien publié mardi par le journal «Hurriyet». «Je souhaite que l’opinion publique turque comprenne que la politique française à l’égard de la Turquie n’a pas changé. Elle ne doit pas douter de la volonté du président et du gouvernement de développer les relations d’amitié avec la Turquie», a dit M. Védrine. L’Assemblée nationale (Chambre basse du Parlement) française avait adopté le 29 mai une proposition de loi déclarant que «la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915». Pour devenir loi, cette proposition doit encore être adoptée par le Sénat (Chambre haute) et promulguée par le président Jacques Chirac. «Certes, le rôle des historiens est déterminant et il n’est pas achevé», a répondu M. Védrine à la question de savoir s’il n’est pas plutôt du ressort des historiens de juger de la question du génocide. Le gouvernement turc a averti que l’approbation définitive de la loi affecterait sérieusement les relations bilatérales. «Qu’il s’agisse des relations bilatérales ou des relations entre la Turquie et l’Europe, la Turquie continuera à trouver dans la France un interlocuteur véritable et compréhensif», a précisé M. Védrine. Il a ajouté que la France souhaitait parler avec la Turquie des problèmes qui existent dans le cadre d’un «dialogue amical», fondé «sur le respect mutuel». Furieux de la décision prise à l’Assemblée française, Ankara a annoncé jeudi dernier la suspension de toute négociation sur des contrats de défense d’un montant d’au moins 10 milliards de dollars avec la France jusqu’à la fin du processus parlementaire sur la reconnaissance du «génocide». La France est sur les rangs pour emporter notamment deux gros contrats de l’armée turque concernant la production en commun de 145 hélicoptères d’assaut pour quatre milliards de dollars et de 1.000 chars de combat pour quelque cinq milliards de dollars. La Turquie rejette le mot «génocide» et ne reconnaît qu’une répression contre les Arméniens, coupables, selon elle, d’avoir collaboré avec l’ennemi russe pendant la Première Guerre mondiale. Les massacres et déportations d’Arméniens de 1915 à 1917 vers la Syrie, alors province de l’empire Ottoman, ont fait entre 1,2 et 1,3 million de victimes, selon les Arméniens, et 250.000 à 500.000, selon les Turcs. (AFP)
La politique française à l’égard de la Turquie «n’a pas changé», a assuré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, après l’adoption par l’Assemblée française d’une loi reconnaissant le «génocide arménien», dans un entretien publié mardi par le journal «Hurriyet». «Je souhaite que l’opinion publique turque comprenne que la politique française à l’égard de la Turquie n’a pas changé. Elle ne doit pas douter de la volonté du président et du gouvernement de développer les relations d’amitié avec la Turquie», a dit M. Védrine. L’Assemblée nationale (Chambre basse du Parlement) française avait adopté le 29 mai une proposition de loi déclarant que «la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915». Pour devenir loi, cette proposition doit encore être...