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Actualités - Chronologie

Le quotidien du peuple, 50 ans au service du parti communiste chinois

Le Quotidien du Peuple a célébré hier un demi-siècle au service du Parti communiste chinois (PCC), oubliant, le temps d’un numéro spécial, la réforme du secteur public qui lui a coûté la moitié de ses lecteurs ces dernières années. Le numéro 18.237 publie en «une» les photos en couleurs des «trois générations» de dirigeants chinois, Mao Tsé-toung, Deng Xiaoping et l’actuel président, Jiang Zemin, plongés dans la lecture du Quotidien. En gros caractères rouges, le journal évoque «l’affection» que lui ont toujours portée les dirigeants chinois, dont il s’est fait historiquement le fidèle porte-parole. Préservant la tradition, M. Jiang, ainsi que le président du Parlement, Li Peng et le premier ministre, Zhu Rongji, ont adressé des messages de félicitations au journal, également publiés en première page. Le président chinois y appelle les journalistes du Renmin Ribao (nom chinois du Quotidien du Peuple) à «continuer à montrer la voie à l’opinion publique, à faire la propagande de la théorie, de la ligne et de la politique du Parti et à rester le pionnier de tous les journaux du pays». Lors d’une visite dans les locaux du journal en septembre 1996, Jiang Zemin avait déjà incité les médias à «rester fermement entre les mains de ceux qui sont loyaux au marxisme, au Parti et au peuple». Lui faisant écho, le numéro de lundi s’engage dans un éditorial à «prendre pour guide le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Tsé-toung et la théorie de Deng Xiaoping et à rester à l’unisson du Comité central du PCC». L’organe du parti se fait fort dans le même temps d’être «à l’écoute du peuple et de prendre le pouls de l’opinion publique». Le journal a publié son premier numéro le 15 juin 1948 dans la petite ville de Shijiazhuang (nord), plus d’un an avant la fondation de la République populaire par Mao à Pékin le 1er octobre 1949. Traversant imperturbablement sept jours sur sept tous les bouleversements du communisme chinois, le journal indique aux cadres du pays la ligne à suivre. Les spécialistes savent y déceler les inflexions du régime en lisant entre les lignes de la langue de bois. Le Quotidien n’est vendu que par abonnement (21,70 yuans par mois, soit 2,60 dollars) que toutes les grandes institutions du pays sont obligées de souscrire. Il ne tire désormais plus qu’à 3 millions d’exemplaires par jour, ayant perdu plus de la moitié de ses lecteurs par rapport aux années 1980. La restructuration du secteur public a en effet contraint de nombreuses entreprises d’Etat à réduire leurs dépenses et à annuler leurs abonnements. L’influence du journal dépasse cependant le nombre de ses abonnements, de nombreux journaux reprenant systématiquement ses éditoriaux. Mais son tirage reste relativement modeste par rapport au nombre des membres du PCC (58 millions) et d’habitants (plus de 1,2 milliard). L’homme de la rue lui préfère les journaux populaires, moins axés sur les longs et sempiternels communiqués du Parti et plus intéressés par les faits divers et les vedettes du sport ou de la télévision. (AFP)
Le Quotidien du Peuple a célébré hier un demi-siècle au service du Parti communiste chinois (PCC), oubliant, le temps d’un numéro spécial, la réforme du secteur public qui lui a coûté la moitié de ses lecteurs ces dernières années. Le numéro 18.237 publie en «une» les photos en couleurs des «trois générations» de dirigeants chinois, Mao Tsé-toung, Deng Xiaoping et l’actuel président, Jiang Zemin, plongés dans la lecture du Quotidien. En gros caractères rouges, le journal évoque «l’affection» que lui ont toujours portée les dirigeants chinois, dont il s’est fait historiquement le fidèle porte-parole. Préservant la tradition, M. Jiang, ainsi que le président du Parlement, Li Peng et le premier ministre, Zhu Rongji, ont adressé des messages de félicitations au journal, également publiés en...